09- Franz Gockel

Publié le par Hubert DENYS

09- Franz Gockel

L’HISTOIRE DE FRANZ GOCKEL

 

 Franz GOCKEL est né le 30 décembre 1925, à Hamm-Rhynern, près de Dortmund, en Wesphalie. Il était l'aîné d'une famille de sept enfants. Son père était couvreur.

Jusqu’en 1939, à la déclaration de guerre, il fut un jeune écolier comme beaucoup de ses camarades. Trop jeune pour être mobilisé, il commença son apprentissage de couvreur dans l’entreprise familiale gérée par son père qui était dispensé de service en égard des blessures subies durant la 1e guerre mondiale.

Le 6 avril 1943, il est mobilisé pour le ReichArbeitsDienst (RAD), le service du travail obligatoire de Lendringsen, dans la vallée de la Hönne. Cette période de 3 mois au service de l’état, était en réalité, une période transitoire avant l’incorporation dans la Wehrmacht et il dût suivre une instruction paramilitaire. Après cette période, 4 semaines s’écoulent avant que n’arrive son ordre de mobilisation dans la Wehrmacht. Il part à Bonn pour faire ses classes dans une unité d’instruction. Celles-ci terminées, il est muté à Nimègue (Hollande) où il reste 7 semaines. Il n’a que 17 ans.

 

Franz Gockel durant ses classes, à Nimègue en Hollande avec un de ses camarades

Franz Gockel durant ses classes, à Nimègue en Hollande avec un de ses camarades

En octobre 1943, il est muté en Normandie, d’abord à Caen, puis à Bayeux, à Maisons où se trouve le P.C du 726e bataillon et enfin à St Laurent sur Mer où il est affecté à la 3e compagnie, la 3/726. Là s’écoule une vie tranquille:Il dira qu’il était: "Leben wie Gott in Frankreich"(Vivre comme Dieu en France), expression allemande qui signifie être comme un coq en pâte.

Franz Gockel en 1944, à Bayeux, en Normandie (Col Gockel)

Franz Gockel en 1944, à Bayeux, en Normandie (Col Gockel)

Lors de son premier tour de garde, il entend un bruit qui le glace d’effroi. Il en fait part à ces camarades qui lui répondent en se moquant que c’est le cri de la Normandie mais ce n’est qu’un âne qui brait.

 

Franz Gockel avec quelques-uns de ses camarades. (Col. Gockel)

Franz Gockel avec quelques-uns de ses camarades. (Col. Gockel)

C’est aussi la période où les défenses sont renforcées, suite à la visite du Feldmarchall Rommel qui trouve ces défenses insuffisantes. C’est à cette époque que le célèbre maréchal devait prononcer les mots qui devaient rester dans l’histoire pour imager le débarquement allié :

S’adressant à un de ses subordonnés, le général Lang, Rommel l’invectiva en lui disant que les défenses étaient trop faibles et que les hommes devaient fournir plus d’efforts afin de les renforcer. Ce subalterne objecta en répondant que les hommes étaient fatigués par le travail et les exigences du service. Rommel lui répondit :"Que préfèrent vos hommes ? Etre fatigués ou bien être morts? Car mon cher ami, le jour où les alliés débarqueront, d’un côté comme de l’autre ce sera le jour le plus long. "

Entrée des abris où dormait Franz Gockel, de nos jours (Col. Privée)

Entrée des abris où dormait Franz Gockel, de nos jours (Col. Privée)

Le dortoir de Franz Gockel. Son châlit était placé dans l'angle, sous la fenêtre,vue du bas (Col. Privée)
Le dortoir de Franz Gockel. Son châlit était placé dans l'angle, sous la fenêtre,vue du bas (Col. Privée)

Le dortoir de Franz Gockel. Son châlit était placé dans l'angle, sous la fenêtre,vue du bas (Col. Privée)

Entrée des abris vus de l'extérieur. (Col Privée)

Entrée des abris vus de l'extérieur. (Col Privée)

SON DEBARQUEMENT

Pour Franz Gockel, qui vient tout juste de fêter ses 18 ans, la vie s’écoule paisiblement jusqu’à cette nuit du 5 juin 1944 où il est réveillé en sursaut, à 1 heure du matin, (heure allemande) par un homme qui crie "Alarm !", mais il y a eu tellement d’alertes les jours précédents, que les hommes n’y prêtent plus attention et se retournent dans leur lit pour se rendormir. C’est alors que l’Unteroffizier Förster arrive à son tour en leur disant: "Les gars, cette fois c’est sérieux, il y a eu des parachutages du côté  de Carentan". Carentan n’est qu’à 35 km. Tous les hommes sautent de leur couchette, ils dormaient tout habillé comme le veux la consigne, se précipitent sur leur arme individuelle et partent en courant vers leur poste de combat. Les armes lourdes sont constamment chargées. Chacun attend la suite des événements mais rien ne se passe: Est-ce encore une fausse alerte? Tous espèrent que celle-ci va être levée rapidement et qu’ils vont pouvoir repartir dormir car tous savent que l’exercice prévu pour le lendemain sera fatiguant.

Le silence est seulement troublé par le bruit du vent et des vagues car le temps n’est pas au plus beau et la mer mauvaise. Il y a bien de temps en temps des avions qui passent au dessus d’eux, mais ils volent trop haut pour les inquiéter .L’aube arrivent enfin et les guetteurs aperçoivent des ombres à l’horizon mais ces ombres sont identifiées comme étant des patrouilleurs de la Kriegsmarine. Puis, avec le jour qui se fait plus clair, ces ombres deviennent plus grandes et visibles et, ce qui était inimaginable et impossible pour eux, innombrables. Ils commencent à s’inquiéter.

Franz Gockel pressent que l’affaire va être sérieuse. Il vérifie son arme (une mitrailleuse lourde Polonaise sMG 248 sur affût tripode à refroidissement par eau), regarde si la bande de munition est bien engagée et ouvre les caisses de balles.

 

C'est une mitrailleuse semblable à celle-ci que servait Franz Gockel au WN 62 (Bundesarchiv)

C'est une mitrailleuse semblable à celle-ci que servait Franz Gockel au WN 62 (Bundesarchiv)

Tout à coup, des avions sont là, au-dessus de lui, et lâchent leurs cargaisons de bombes qui explosent autour d’eux et surtout derrière eux. La fumée  et la poussière les entourent et chacun se terre un peu plus dans son coin en pensant: "Mais où est la Luftwaffe?" Cela dure près d’une demi-heure et tout à coup, plus rien, le silence revient à nouveau. Pas pour longtemps, car maintenant c’est au tour des pièces d’artillerie de marine d’entrer dans la danse avec leurs terribles obus de 380mm. Franz Gockel les voit s’abattre sur le secteur défensif voisin, le WN 61, mais aucun ne les touche. Vers 6 heures du matin, les tirs se sont arrêtés. Seul, le pourvoyeur du canon antichar a été blessé par un éclat. Un étrange silence s’installe sur le point défensif. Pour peu de temps car l’artillerie de marine reprend son tir et Franz Gockel voit le mur d’impacts s’avancer vers lui, mètre par mètre, lentement, en prenant son temps pour tout laminer sur son passage. Impuissant, il se couche à terre. Bien lui en a pris car des éclats d’obus passent à travers les embrasures et se fichent dans les murs avoisinants, tout est déchiqueté et il lutte pour surmonter sa peur. L’artillerie s’arrête de tirer et c’est au tour des chasseurs bombardiers de prendre le relais avec des rockets et des mitrailleuses de 20mm. Aussi bizarre que cela puisse paraître, aucun des ses camarades n’a été touché.

A nouveau c’est le silence et à ce moment, Siegfried Kuska (servant le canon PAK de 50mm)  arrive en rampant vers lui et lui crie:" Achtung, Franz, zie kommen !" (Attention, ils arrivent). Franz Gockel se relève doucement pour jeter un œil vers l’extérieur par l’embrasure et ce qu’il voit le surprend en même temps que cela le glace: Des péniches ont accostées, les rampes se sont abaissées et des hommes commencent à en sortir .C’est alors que les armes entrent en action. Gockel se met à tirer lui aussi, à courtes rafales, sur les péniches et il est surpris de voir cette masse humaine qui débarque stoppée net par les tirs .Mais sa mitrailleuse s’enraye, la bande a été touchée par des éclats et n’est plus apte à faire son office. Franz Gockel doit alors la démonter, la  réparer et la réintroduire. Déjà, les navires américains ont repérés les armes lourdes. Leurs tirs sont très précis .A l’instant où Franz Gockel réintroduit sa bande de munition, sa mitrailleuse se trouve cisaillée de manière incroyable sous ses mains comme par une force invisible mais terriblement puissante et, malgré cet impact, il n’est pas blessé. Il a déclaré plus tard, avoir tiré environ 3à 400 rafales avec son arme. C’est alors que la pièce  sous la casemate voisine est détruite et mise hors de combat par des tirs venant de la mer, les servants, légèrement blessés, se mettent à l’abri mais continuent à combattre avec leur fusil. A côté de la casemate détruite, la position des 2 MG 42  des Gefreiter Faust et Kwiatowsky  prend un impact de plein fouet et les 2 hommes sont tués nets. Derrière Franz Gockel, à une quarantaine de mètres, l’abri servant de PC et de cuisine est broyé par les obus de marine. Sur le rivage, il y a un instant de flottement, les hommes débarqués sont cloués au sol .Si les bombardements aériens et navals précédents l'opération ont été inefficaces, ce n'est plus le cas et l’artillerie de marine alliée, qui a maintenant repéré les tirs de départs allemands frappe avec une précision terrible. Une à une les pièces tombent et les pertes sont maintenant très lourdes dans les rangs des défenseurs. D’autre part, de nouveaux éléments sont entrés en jeu: Avec la marée montante, la distance à parcourir pour les troupes d’assaut est plus courte. Franz Gockel les voit progresser au milieu des cadavres et des blessés jusqu’au mur antichar, ultime protection avant l’assaut final et entends leurs voix quand ils s’interpellent. Les GI's américains sont à peine à 50m de son bunker.

Vers 11 heures, il y a une nouvelle accalmie et un LCI (Landing Craft Infantry, navire de débarquement d’infanterie,) avec deux rampes latérales, arrive devant le WN 62, juste en face de Franz Gockel qui prend son fusil et tire sur le poste de commandement, aidé par ses camarades. C’est la panique à bord. Franz Gockel entend les haut-parleurs du bord diffuser des ordres, le navire décroche et reprend la mer. Franz Gockel et ses camarades survivants se regardent  et réalisent qu’ils ont faim. Ils n’ont rien mangés depuis la veille, à 18 heures. Franz Gockel se porte volontaire pour aller chercher du ravitaillement. En longeant le versant oriental de la position, il atteint l’abri où se trouve le ravitaillement. Il rencontre 2 de ses camarades blessés  Kieserling et Häming armés de leur Mauser KAR 98 K. Ils lui disent que Schnüll a été tué et énumèrent la liste déjà longue des pertes. Soudain, ils se rendent compte qu’on leur tire dessus depuis le plateau. Des éléments américains ont réussis à s’infiltrer. Les balles sifflent autour d’eux. Couvert par les tirs de ses camarades, Franz Gockel parvient à entrer dans l’abri et y prend du pain, des saucisses et du lait qu’il était allé lui-même chercher la veille au soir chez un agriculteur de Colleville-sur-mer. Il retrouve dans l’abri sa veste d’uniforme et il se souvient qu’elle contient son Solbuch (livret militaire) le rosaire et la bible offert par sa mère, une médaille de Lourdes dans sa pochette offerte par son père, ainsi que sa plaque d’identité militaire qu’il avait oublié de prendre dans la précipitation de l’alerte et qui pendait au chevet de son lit. Avant de partir, il fait visuellement le tour de la pièce et voit le dentier de Krieftewirth  dans un verre d’eau et se surprend à sourire en pensant à la tête que feront ceux qui trouveront cet objet quelques heures plus tard.

Revenant vers sa position, il est rejoint par l’Oberfeldwebel Pieh, durement touché au dos  qui le prévient que le WN 64 a été submergé et que les Américains sont déjà infiltrés dans le WN 62 et qu’il faut faire attention. Franz Gockel repart alors vers sa tranchée. En levant la main gauche pour saisir un bout de ferraille afin d’escalader un morceau de béton, il reçoit un choc violent:3 doigts ont été atteints et pendent, tenus seulement par les tendons. Ses camarades Kieserling et Häming lui donnent les premiers soins et lui disent :"Voilà ton billet de retour vers le pays. Sois heureux de pouvoir courir car nous ne savons pas si nous pourrons sortir de cet ouragan " Lorsqu’il sera fait prisonnier, des mois plus tard, et qu’il racontera son histoire à un officier américain, celui-ci confirmera les propos de ses camarades en lui disant que sa blessure est: "Un billet de retour à un million de dollars "(One million dollars ticket)

Franz Gockel quitte ses camarades et part vers l’arrière. Il retrouvera leurs tombes au cimetière de La Cambe. Le fusil coincé au creux du bras, il rejoint le PC de la compagnie à l’entrée de Colleville-sur-mer. Devant la porte du PC, il y a des cadavres recouverts d’une toile de tente d’où dépassent seulement des bottes, et des blessés .Un infirmier l’examine, le panse et lui dit d’attendre un hypothétique médecin. Dans l’abri, il est rejoint par l’Oberfeldwebel Pieh qui lui indique qu’un assaut a eu lieu au WN 62  et qu’il n’y a pas de survivants. (Ce qui s’avérera faux par la suite)

Franz Gockel sera embarqué dans un camion avec d’autres camarades blessés et un prisonnier américain. A l’instant du départ, il rencontre un de ses camarades avec lequel il avait fait ses classes à Nimègue qui lui donne un saucisson. Il retrouvera aussi sa tombe au cimetière de La Cambe.

Franz Gockel réussira à rejoindre Paris en passant par Vire. Après une période d'hospitalisation, il sera déclaré guéri. Il sera engagé dans la bataille des Vosges et sera fait prisonnier le 20 novembre 1944 par les hommes de la 2e DB du général Leclerc fonçant délivrer Strasbourg et passera une partie de sa captivité à Marseille.

Reconnu inapte à cause de sa blessure, il sera libéré en mars 1946. En août de la même année, ses parents reçurent de la "Deutsche Dienstelle für die Benachrichtigung der nächsten Angehörigen von Gefallenen der chemalingen deutschen Wehrmacht "(Service Allemand pour l’information des familles des anciens soldats de la Wehrmacht morts à la guerre) la nouvelle qu’il avait été tué au combat le 27 novembre 1944 à Suggerath, près d’Aix-la-Chapelle

 

  

 

Avis de décès reçu par Franz Gockel à son retour en Allemagne (Col Gockel)

Avis de décès reçu par Franz Gockel à son retour en Allemagne (Col Gockel)

Le lieu où il aurait été inhumé figurant sur l’avis de décès ainsi que l’emplacement de la tombe n° 65, carré 3, place B, il se rendit au cimetière militaire de Margraten en Hollande et, effectivement, il dû se rendre à l’évidence, c’était bien lui qui était censé être enterré là. Tout concordait : la date de naissance, l’adresse de ses parents etc. hormis un détail: il n’avait jamais mis les pieds à Aix-la-Chapelle. Qui était enterré là, sous son nom? Il entreprit, avec les pires difficultés, les démarches nécessaires pour faire reconnaître l’erreur par la lourde bureaucratie.

En mars 1949, il reçu des Autorités d’Occupation Françaises de Berlin, le même avis de décès avec le même lieu d’inhumation. A la mi-juillet 1952, les corps des soldats allemands du cimetière de Margraten furent exhumés et rapatriés à Isselstein, en Allemagne. Il se rendit à ce cimetière quelques mois plus tard et il dû constater que sous son numéro matricule repose un soldat inconnu sous la mention :" Ein Deutscher Soldat " (un soldat Allemand)

Depuis l’année 1958, Franz Gockel revient tous les ans en Normandie avec son épouse Hedwig, se recueillir sur la tombe de ses camarades ainsi que sur celles des soldats Américains.

En juin 1994, il fit faire une croix portant l’inscription:"Den am 6 juni 1944, hier gefallenen Kameraden zum Gedenken 3e Komp. Reg 726. Inf.Div 716 (A la mémoire de mes camarades de la 3e compagnie du 726e régiment d’infanterie de la 716e division d’infanterie, tombés ici le 6 juin 1944) "

Il se rendit chez le maire de la commune de Colleville-sur-mer afin d’obtenir l’autorisation d’implanter sa croix. Après maintes hésitations, le maire finit par accepter la démarche "au nom de l'amitié entre les peuples de l'Europe"

La croix que Franz Gockel avait implantée en mémoire de ses camarades qui a été vandalisée puis volée (Col Gockel)

La croix que Franz Gockel avait implantée en mémoire de ses camarades qui a été vandalisée puis volée (Col Gockel)

La croix fut donc implantée dans un socle en béton. Deux semaines après, on lui apprit qu’elle avait été vandalisée et mise à terre. Avec l’aide d’amis Français, il a nettoyé et replanté la croix .En pure perte puisque quelques jours après, celle-ci est de nouveau été arrachée mais les auteurs du forfait, cette fois-là, l’ont emmenée avec eux afin de décourager l’Allemand qui les gênait en se rappelant qu’il avait eu des camarades qui étaient morts à cet endroit. La réaction de Franck Gockel a été de dire :"Qu’est-ce qu’on peut y faire? Pour ces gens-là, mes camarades tombés ici et moi-même n’avaient rien à faire dans leur pays et on restera toujours les sales Boches qui les ont occupés pendant 5 ans. Cela peut se comprendre ".

J’ai revu personnellement Franz Gockel lors d'une commémoration du débarquement au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer. Il s’entretenait avec des vétérans américains et avec des Français. Il s’exprime dans un Français excellent avec pratiquement aucun accent. Aux questions que tous lui posent sur sa journée du 6 juin 1944, il répond avec gentillesse et avec le maximum de précisions. Il ne minimise pas son rôle dans cette guerre et, contrairement à Severloh, ne cherche pas à banaliser son action ni à s’excuser. Il déclare qu'il a lui-même tiré plus de 400 rafales avec son arme avant que celle-ci ne soit détruite et que, lorsqu'il a quitté son poste pour aller faire soigner sa blessure, vers 15 h, il y avait plus de 2500 soldats américains qui gisaient, morts ou blessés sur les 800 m de plage devant le WN 62.Il montre les tombes américaines de la main et dit "qu’il a contribué à  peupler cet endroit."Lorsqu'on lui répond qu'il n'était pas le seul soldat allemand à avoir défendu le secteur, il fait avec les bras un geste fataliste et il dit : " J’étais là et je n’aurais pas dû y être ".

Il est encore frappé par le destin lorsqu'en 1983, son fils unique se tue dans un accident de moto. Les médecins seront unanimes pour dire que le choc subit par ce décès a été un facteur déclencheur de son diabète.

Il est troublant de constater  que le faux bulletin de décès, qu’il avait reçu à sa libération, était en quelque sorte prémonitoire : Il avait annoncé sa mort le 27 novembre 1944 soit 61 ans, presque jour pour jour avant sa mort effective : Franz Gockel est décédé chez lui, à Hamm, le 22 novembre 2005 à l’âge de 80 ans des suites d'un diabète.

Franz Gockel et sa famille, en 1947, après sa libération (Col Gockel)

Franz Gockel et sa famille, en 1947, après sa libération (Col Gockel)

Les bottes de Franz Gockel. Les pages de garde de sa bible (Col. Gockel)
Les bottes de Franz Gockel. Les pages de garde de sa bible (Col. Gockel)

Les bottes de Franz Gockel. Les pages de garde de sa bible (Col. Gockel)

Franz Gockel, le 6 juin 2004, devant les tombes de ses camarades, au cimetière de La Cambe. Il avait alors 79 ans. (Col Gockel)

Franz Gockel, le 6 juin 2004, devant les tombes de ses camarades, au cimetière de La Cambe. Il avait alors 79 ans. (Col Gockel)

Franz Gockel, montre son livret militaire lors du 60e anniversaire du débarquement en 2004. Il venait tous les ans, depuis l’année 1958  se recueillir sur les tombes de ses camarades tombés au WN 62. (Col Gockel)

Franz Gockel, montre son livret militaire lors du 60e anniversaire du débarquement en 2004. Il venait tous les ans, depuis l’année 1958 se recueillir sur les tombes de ses camarades tombés au WN 62. (Col Gockel)

Soldbuch (Livret militaire) de Franz Gockel. (Col. Gockel)

Soldbuch (Livret militaire) de Franz Gockel. (Col. Gockel)

Franz Gockel et son épouse, Hedwig, lors d'une visite en Normandie (Col Gockel)

Franz Gockel et son épouse, Hedwig, lors d'une visite en Normandie (Col Gockel)

Faire-part de décès de Franz Gockel que m'a fait parvenir son épouse Hedwig Gockel.

Faire-part de décès de Franz Gockel que m'a fait parvenir son épouse Hedwig Gockel.

Traduction du faire-part

Traduction du faire-part

Franz Gockel, chez lui, quelques jours avant sa mort. Remarquez les drapeaux alliés sur la gauche de la photo (Col Gockel)

Franz Gockel, chez lui, quelques jours avant sa mort. Remarquez les drapeaux alliés sur la gauche de la photo (Col Gockel)

Emplacement de Franz Gockel sur le WN 62, de nos jours. Le terrain a été beaucoup modifié par les impacts des obus de la marine Alliée et la position était plus dégagée lors du débarquement.

Emplacement de Franz Gockel sur le WN 62, de nos jours. Le terrain a été beaucoup modifié par les impacts des obus de la marine Alliée et la position était plus dégagée lors du débarquement.

Note de blanchissage de F. Gockel annotée de mots doux de jeunes filles françaises, Gisèle et Yvonne (Col. Gockel)

Note de blanchissage de F. Gockel annotée de mots doux de jeunes filles françaises, Gisèle et Yvonne (Col. Gockel)

Franz avec Yvonne, sa blanchisseuse, en 2004. (Col. Gockel)

Franz avec Yvonne, sa blanchisseuse, en 2004. (Col. Gockel)

Franz Gockel en compagnie du sergeant Bob Slaughter lors du 60e anniversaire du débarquement (Col. Gockel)

Franz Gockel en compagnie du sergeant Bob Slaughter lors du 60e anniversaire du débarquement (Col. Gockel)

Avertissements concernant les droits d'auteurs:

Art.L.122-4: Toute reproduction, même partielle, part quelque moyen que ce soit, sans l'autorisation écrite de l'auteur est interdite et illégale.

Art. L.716-9.  Le fait de mettre une œuvre à la disposition du public sur Internet nécessite impérativement l'autorisation écrite de son auteur ou de ses ayants droits

 

Publié dans débarquement

Commenter cet article