03- Le RED BALL EXPRESS

Publié le par Hubert DENYS

03- Le RED BALL EXPRESS

Dans l'attente que PLUTO soit opérationnel, les Alliés se sont alors tournés vers la seule issue qui s'offrait à eux pour alimenter leurs véhicules et leurs hommes au front: le transport routier. Ils lui donneront le nom de Red Ball Express. Ce terme, qui vient du vocabulaire ferroviaire américain, a été transposé au transport routier. Il signifie qu'il s'agit d'une livraison urgente, prioritaire,  importante et qui doit s'effectuer sans délais.

Le Red Ball Express a fonctionné du 25 août au 16 novembre 1944 et a nécessité l'emploi d'environ 30000 hommes et 5938 camions qui ont été lancés sur le circuit routier français en mauvais état. Ce mauvais état est dû, en partie, au défaut d'entretien de celui-ci pendant l'occupation, mais surtout à l'action du plan "tortue" qui demandait à la Résistance d'empêcher au maximum l'arrivée des renforts allemands vers les côtes normandes. Les Allemands accroîtront encore plus les dégâts lors de leur retraite en détruisant les ponts, les viaducs et les nœuds routiers. Ces destructions amèneront  d'autres répercutions, comme on le verra par la suite.

Cela a amené les Alliés à utiliser un itinéraire Aller, pour les véhicules chargés, et un itinéraire Retour, parallèle au premier, pour les véhicules revenant à vide. Ces itinéraires étaient prioritaires et interdits à la circulation civile afin d'assurer la sécurité et la fluidité des trajets.

Initialement, le parcours s'étendait sur 500km puis, pour suivre la progression des troupes, il a été porté à 1200 km.

Plusieurs itinéraires ont été parcourus par le Red Ball Express:

- Du 25 août au 10 septembre 1944:

Itinéraire Aller: Cherbourg, Valognes, Carentan, St Lô, Vire, Domfront, Alençon, Mortagne au Perche, Chartres.

Itinéraire Retour: Chartres, Nogent le Rotrou, Mamers, Mayenne, Mortain, Vire, Tessy sur Vire, St Lô, Periers, Cherbourg

Les véhicules arrivant des plages d'Utah Beach et d'Omaha Beach se regroupaient à St Lô.

Les seules villes où le Red Ball Express n'était pas à sens unique étaient Vire et St Lô

03- Le RED BALL EXPRESS

- Du 11 septembre 1944 au 15 septembre:

Les combats sur Argentan ont obligé les Red Ball Express à modifier son itinéraire car il passait trop au sud, allongeant de ce fait les distances et les délais d'approvisionnements. Le nouveau tracé de la route était:

- Itinéraire Aller: Cherbourg, Valognes, Carentan, St Lô, Torigny sur Vire, Vire, Flers, Argentan, L'Aigle, Dreux, Chartres.

- Itinéraire Retour: Chartres, Mortagne au Perche, Alençon, Domfront, Mortain, Vire, Tessy sur Vire, St Lô, Lessay, Bricquebec, Cherbourg.

03- Le RED BALL EXPRESS

- Du 15 septembre au 16 novembre 1944:

A partir du 15 septembre, le circuit a été allongé par deux boucles afin de permettre d'alimenter les deux nouveaux fronts qui étaient la Belgique et la Lorraine

-Boucle Nord desservant la Belgique:

-  Itinéraire Aller: Dreux, Versailles, St Denis, Villers-Cotterêts, Soisson

- Itinéraire Retour: Soissons, Château-Thierry, Coulommiers, Rozay-en-Brie, Mormant, Fontainebleau, Etampes, Chartres

03- Le RED BALL EXPRESS

- Boucle Est desservant la Lorraine:

- Itinéraire Aller: Chartres, Versailles, Corbeil, Melun, Rozay-en-Brie, Sézanne, Sommesous.

- Itinéraire Retour: Sommesous, Arcis-sur-Aube, Méry-sur-Seine, Nogent-sur-Seine, Fontainebleau.

 

Panneaux de signalisation routière pour les convois et MP surveillant ceux-ci. Le panneau de la photo du bas indique l'objectif du jour à atteindre. (NA/USA)
Panneaux de signalisation routière pour les convois et MP surveillant ceux-ci. Le panneau de la photo du bas indique l'objectif du jour à atteindre. (NA/USA)

Panneaux de signalisation routière pour les convois et MP surveillant ceux-ci. Le panneau de la photo du bas indique l'objectif du jour à atteindre. (NA/USA)

 

La sécurité et la circulation est assurée par la Military Police, la Gendarmerie Française, un régiment de l'US Engineer, un régiment d'infanterie et d'unités du Signal Corps.

Les règles régissant ce dispositif sont très strictes:

-Vitesses limitées de 25 km/h à 40km/h, (les vitesses pour le retour ne sont pas limitées)

-Distance obligatoire de 60 m entre chaque véhicule.

-Roulage en convoi de 5 véhicules minimum, escortés par des jeeps et des véhicules de protection. (DCA)

-Arrêt obligatoire de 10 mn toutes les heures.

-Permutation des chauffeurs obligatoire à mi-parcours (Alençon).

-Le transport était assuré 24h/24, par tous les temps.

-Les chauffeurs ont interdiction de s'arrêter pour dépanner ou aider un camion en panne ou accidenté.

-Tout véhicule en panne ou accidenté est abandonné sur place. Sa cargaison sera récupérée ultérieurement par un véhicule de dépannage inséré dans un autre convoi. Une fois cette cargaison chargée à bord du camion de dépannage, celui-ci devra attendre le passage d'un autre convoi pour s'insérer dans la file des véhicules.

. Cette pratique sera source de vols par la population civile pour qui cette essence si rare, abandonnée sans surveillance, est une aubaine. Ces larcins prendront des proportions que les Alliés étaient loin d'avoir imaginé car, s'ils sont minimes individuellement, ils arrivent, par leur nombre, à constituer des manques importants. Entre le 6 juin et le début de l'automne 1944, sur les 17 millions  de jerricans amenés sur le territoire français libéré, pas moins de 15 millions et demi de ceux-ci vont disparaître avec 300 millions de litres d'essence. Les précieux bidons viennent à manquer, aussi des appels à la population, sous forme de tracts ou d'affiches, sont adressés par les autorités militaires  afin d'en récupérer le maximum. De l'essence spéciale destinée aux chars équipés de lance-flamme sera même dérobée occasionnant des accidents graves auprès de la population civile qui ignorait la spécificité de ce combustible.

Exemple d'affiches placardées dans les villes pour la récupération des jerricans. (NA/USA)

Exemple d'affiches placardées dans les villes pour la récupération des jerricans. (NA/USA)

Les élèves des écoles sont sollicités pour récupérer les jerricans. Des diplômes de mérite avec la photo et la signature d'Eisenhower et quelques piécettes de monnaies sont remis aux élèves qui en collectent le plus. Ces actions seront payantes puisque plus de 82% des jerricans seront ainsi récupérés, sans leur essence bien sûr.

 

Un exemplaire du certificat de mérite délivré aux enfants des écoles (NA/USA)

Un exemplaire du certificat de mérite délivré aux enfants des écoles (NA/USA)

Pendant un certain temps, ces réservoirs feront tellement défaut que les Américains vont être amenés à utiliser tous les récipients disponibles à leur disposition y compris ceux réservés au transport de l'eau potable et ceux  normalement réservés au transport du lait, ce qui posera d'autres problèmes de stockages et de maintenance.

Remplissage des jerricans et des bidons normalement réservés au transport du lait. Même les jerricans réservés pour l'eau potable (marquées d'un W, signifiant water) sont utilisés (NA/USA)

Remplissage des jerricans et des bidons normalement réservés au transport du lait. Même les jerricans réservés pour l'eau potable (marquées d'un W, signifiant water) sont utilisés (NA/USA)

Le chargement d'un camion accidenté et abandonné est réparti dans un convoi de dépannage. (NA/USA)

Le chargement d'un camion accidenté et abandonné est réparti dans un convoi de dépannage. (NA/USA)

FONCTIONNEMENT DU RED BALL EXPRESS:

En premier lieu, il convient de centraliser les jerricans en des points de stockage facilement accessibles, où ils pourront être remplis à la chaîne et en masse car il s'agit du remplissage de milliers de bidons. Avant le réemplissage, il convient de laver l'intérieur des jerricans afin de les débarrasser de restes d'hydrocarbure qui pourraient s'avérer dangereux à mélanger avec d'autres carburants. Ils sont séchés au moyen de jets d'air comprimé. Le carburant est acheminé vers les points de stockage par des camions citernes dans un premier temps puis ceux-ci seront relayés par des wagons-citernes au fur et à mesure que le réseau ferré sera de nouveau fonctionnel.

Points de remplissage des jerricans. (NA/USA)

Points de remplissage des jerricans. (NA/USA)

Remplissage des jerricans à La Cambe à partir de camions-citernes en haut et à partir de wagons en bas. (NA/USA)
Remplissage des jerricans à La Cambe à partir de camions-citernes en haut et à partir de wagons en bas. (NA/USA)

Remplissage des jerricans à La Cambe à partir de camions-citernes en haut et à partir de wagons en bas. (NA/USA)

Remplissage d'un camion-citerne et ravitaillement d'un char Sherman. (NA/USA)
Remplissage d'un camion-citerne et ravitaillement d'un char Sherman. (NA/USA)

Remplissage d'un camion-citerne et ravitaillement d'un char Sherman. (NA/USA)

Convois de camions du Red Ball Express. (NA/USA)
Convois de camions du Red Ball Express. (NA/USA)

Convois de camions du Red Ball Express. (NA/USA)

On peut se demander pourquoi, plutôt que d'utiliser des jerricans qui nécessitent beaucoup de manutentions, les Américains n'utilisent pas directement des camions-citernes. C'est une question de logique et d'infrastructure.

Sitôt après le débarquement, le nombre de camions-citernes est plus restreint en Normandie que le nombre de camions d'usage courant car ils sont réservés à un usage unique: le transport d'hydrocarbures. Par ailleurs, la plus forte capacité des camions-citernes américains, à l'époque, sur le territoire français était de 1984 gallons/US soit environ 7500 l. Un camion normal pouvait transporter 450 jerricans soit 2250 gallons soit 8505 l. Ce qui fait que, pour approximativement le même coût de consommation de carburant, on transportait 1005 l de plus par camion. Les camions-citernes ont été réservés en priorité à acheminer le carburant vers les points de remplissage puis, en second lieu à approvisionner les aérodromes provisoires en carburant pour avions qui était plus volatile.

Convoi de camions-citernes. (NA/USA)
Convoi de camions-citernes. (NA/USA)

Convoi de camions-citernes. (NA/USA)

Convoi de chars Sherman de la 2e DB s'approvisionnant en carburant (NA/USA)

Convoi de chars Sherman de la 2e DB s'approvisionnant en carburant (NA/USA)

LES CONSEQUENCES DU TRANSPORT ROUTIER:

La force des choses a obligé les Américains à avoir recours au transport routier. Etant donné l'importance du trafic, cela n'a pas été sans conséquences sur les routes déjà délabrées, les matériels, la mécanique, les pneus etc.

Une quinzaine de jours après le début de l'opération, les ateliers de réparations, placés tous les 50 km sur les circuits, commencent à crouler sous les réparations. A titre indicatif, au début du mois de septembre 1944, 5700 réparations d'importance ont déjà été réalisées. Durant ce même mois, 55000 pneus ont été remplacés et 44000 sont en attente de remplacement. Début octobre, la pénurie de pneus s'annonce, on prévoit pour les 3 prochains mois une consommation de 180 000 pièces. Le problème est que le stock déjà arrivé en Normandie est de seulement 20000 pièces et que les stocks existant en Angleterre sont de 47000 pièces. Seule une compagnie, la 158th Ordnance Company est équipée  pour effectuer des rechapages. On fait appel à la société Michelin de Clermont-Ferrand qui livrera 200 pneus réparés/jour. Plus tard, la firme belge Engelbretht sera aussi sollicitée.

 

Stock de pneus neufs à Ecausseville en haut et à La Cambe en bas. (NA/USA)
Stock de pneus neufs à Ecausseville en haut et à La Cambe en bas. (NA/USA)

Stock de pneus neufs à Ecausseville en haut et à La Cambe en bas. (NA/USA)

Les conséquences du transport routier: Pneus usés et véhicules accidentés. (NA/USA)
Les conséquences du transport routier: Pneus usés et véhicules accidentés. (NA/USA)

Les conséquences du transport routier: Pneus usés et véhicules accidentés. (NA/USA)

Révisions d'entretien des véhicules avant le départ sur route. (NA/USA).
Révisions d'entretien des véhicules avant le départ sur route. (NA/USA).

Révisions d'entretien des véhicules avant le départ sur route. (NA/USA).

Les véhicules, roulant 24h/24, souffrent du régime imposé. Matériels et chauffeurs vont très vite ressentir les effets de la fatigue.  Cela occasionnera des pannes, des accidents, des décès. Un accident signifie: l'immobilisation du véhicule concerné, la marchandise non livrée, le risque de pénurie sur les lieux de combats, mais aussi l'embouteillage et l'encombrement des routes pouvant aller jusqu'à la fermeture momentanée de celles-ci, le dépannage, voire le remorquage du véhicule jusqu'au lieu où sera effectuée la réparation.

Sans parler des dangers relatifs aux combats eux-mêmes: Risques de bombardements aériens, conduite de nuit avec l'éclairage réduit appelé "Œil de chat", avions ou tirs ennemis, rythmes de conduite soutenus et stressants.

Il est à noter que les effectifs des chauffeurs de poids-lourds américains sont  composés à 70% des hommes afro-américains. Ces hommes étaient relativement peu engagés dans les combats sur le front car les Etats-majors craignaient qu'ils soient victimes des effets de la ségrégation raciale de la part des Allemands mais aussi de la part de ces mêmes Etats-Majors, eux-mêmes ségrégationnistes, qui jugeaient ces hommes peu aptes au combat. Pourtant ces hommes s'étant engagés massivement pour aider leur pays, il n'était pas question de les laisser sur la touche, aussi, ce sont eux à qui étaient dévolus les travaux de maintenance, d'approvisionnement et de basse besogne.

 Pendant ce temps, aux Etats-Unis, il était pratiquement impossible pour un propriétaire de véhicule particulier de changer ses pneus car c'était la pénurie. Toute la production américaine était destinée à l'effort de guerre.

 

Dépannages et relevage de camions. (NA/USA)
Dépannages et relevage de camions. (NA/USA)

Dépannages et relevage de camions. (NA/USA)

Camion-grues. (NA/USA)
Camion-grues. (NA/USA)

Camion-grues. (NA/USA)

Camions et autres véhicules en attente de réparations, à La Cambe. (NA/USA)
Camions et autres véhicules en attente de réparations, à La Cambe. (NA/USA)

Camions et autres véhicules en attente de réparations, à La Cambe. (NA/USA)

Un camion chargé de jerrican a été touché par un tir ennemi. (NA/USA)

Un camion chargé de jerrican a été touché par un tir ennemi. (NA/USA)

Les hommes chargés de la réparation des véhicules accidentés ou en panne n'avaient pas un travail de tout repos car le nombre de réparations à effectuer était sans cesse croissant. De plus, le front s'éloignant chaque jour davantage de leur base, cela augmentait les délais car les parcours des remorquages étaient de plus en plus longs. Les stocks de pièces détachées, eux, ne pouvaient pas bouger facilement de place. Leurs conditions de travail n'étaient pas non plus facilitées car la plupart du temps, les hommes étaient obligés de travailler à l'air libre,sous les intempéries, les tentes prévues pour les ateliers s'avérant très rapidement insuffisantes pour accueillir tous les véhicules. Les ingénieurs qui avaient élaborés ces véhicules avaient fait en sorte que les pièces soient facilement accessibles et interchangeables dans un minimum de temps et de main-d'œuvre ainsi que la standartisation des pneus.

Réparation d'un moteur. Remarquez que, sur le cliché du haut, le camion est toujours chargé (NA/USA)
Réparation d'un moteur. Remarquez que, sur le cliché du haut, le camion est toujours chargé (NA/USA)

Réparation d'un moteur. Remarquez que, sur le cliché du haut, le camion est toujours chargé (NA/USA)

Les véhicules de rechange neufs arrivaient dans des grandes caisses par la plage d'Omaha. Ces véhicules étaient remontés dans deux ateliers situés à Isigny et à La Cambe, par la 148th Ordnance Motor Vehicle Company sur le terrain qui fait face à l'actuel cimetière allemand. Les Américains embauchaient des civils français pour les aider. Ceux-ci recevaient de la nourriture et un petit salaire en échange.

Dans le livre :" En juin 44, j'avais ton âge", M. Paul Dière, qui a travaillé au montage des véhicules, se souvient: " J'avais juste 17ans et j'ai été embauché pour monter des jeeps qui arrivaient dans des cartons enveloppés de graisse pour les préserver de l'humidité. Elles arrivaient avec leur moteur déjà monté. Il fallait mettre les roues, les sièges, les bâches etc. Après, on les mettait l'une à côté de l'autre dans un champ. Au bout d'une semaine, "Ils" m'ont appris à conduire une jeep. Ensuite, j'ai été chargé de transporter des roues déjà montées dans une remorque attelée à la jeep. J'étais chargé de les distribuer sur la chaîne de montage".

Montages des véhicules à La Cambe par la 148th Ordnance Motor Vehicle Company le 27 juillet 1944. Remarquez les caisses en attente à l'arrière de la photo du haut ainsi que l'aspect rudimentaire des ponts de levage. (NA/USA
Montages des véhicules à La Cambe par la 148th Ordnance Motor Vehicle Company le 27 juillet 1944. Remarquez les caisses en attente à l'arrière de la photo du haut ainsi que l'aspect rudimentaire des ponts de levage. (NA/USA

Montages des véhicules à La Cambe par la 148th Ordnance Motor Vehicle Company le 27 juillet 1944. Remarquez les caisses en attente à l'arrière de la photo du haut ainsi que l'aspect rudimentaire des ponts de levage. (NA/USA

Champ de Jeeps montées à La Cambe. (NA/USA)

Champ de Jeeps montées à La Cambe. (NA/USA)

Caisse dans laquelle les jeeps étaient livrées (NA/USA)

Caisse dans laquelle les jeeps étaient livrées (NA/USA)

Vues montrant comment les jeeps étaient conditionnées. (NA/USA)
Vues montrant comment les jeeps étaient conditionnées. (NA/USA)

Vues montrant comment les jeeps étaient conditionnées. (NA/USA)

Vidéo sur le montage des véhicules à La Cambe

Vidéo sur le Red Ball Express

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Publié dans Logistique

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