06- Le cimetière provisoire américain N°2

Publié le par Hubert DENYS

06- Le cimetière provisoire américain N°2

LE CIMETIERE N° 2 DE LA CAMBE

 

Ce cimetière fut érigé à l’emplacement de l’actuel cimetière militaire allemand de La Cambe, à quelques kilomètres de Colleville-sur-mer. Il ne regroupait pas seulement les victimes américaines mais aussi les victimes allemandes. Ce sont, en effet, les Américains qui ont donné une sépulture décente à leurs adversaires car ceux-ci n’avaient plus aucune structure de leur armée chargée habituellement de cette tâche, et qui était apte à s’occuper des défunts.

A partir du 17 juin 1944, on commença le transfert des corps vers ce second cimetière, toujours provisoire, dans l’attente qu’un gouvernement français soit créé et alloue un terrain à l’édification de ce cimetière définitif. Chaque corps fut transporté en vrac, dans des GMC. Les habitants du village de la Cambe de l'époque témoignent de ce qu’ils ont vu dans leur livre: "En juin 44, j’avais ton âge" 

-Mr René Havard: "J'ai vu des camions entiers de morts qui se rendaient au cimetière. J'ai vu des Allemands enterrés provisoirement sur le bord des routes avec leurs bottes qui sortaient de terre pour signaler leur présence"

-Mr Maurice Laronche: "Au cimetière, ils empilaient les morts en croisillons puis ils mettaient des bâches dessus. Les Américains étaient enterrés à l'entrée et les Allemands au fond."

-Mr Paul Dière: "Il y avait tellement de corps que les équipes n'arrivaient pas à suivre pour les enterrer. Les Allemands étaient mis dans des draps blancs puis dans des grandes tranchées, on versait de la chaux dessus et on les recouvrait de terre. Ensuite on les déterrait pour prendre les médailles, les papiers et les plaques d'identités. Quand les Noirs qui conduisaient les camions transportant les corps s'arrêtaient pour boire un coup au village, ils laissaient les camions pleins de morts devant le café. Vous aviez les bras, les mains qui pendaient. Cinq ou six jours après le débarquement on voyait des morts arriver qui n'avaient plus de tête. L'odeur était insupportable".

-Mr Alfred Génouin Duhamel: "Des camions entiers bondés de cadavres, passaient devant la maison et on voyait des pieds et des mains qui dépassaient. Ils étaient mis en tas près du cimetière. Et cette odeur! Ça reste quand on est gamins!"

-Mr Bernard Fleutot: "On allait voir les morts dans les trous, c'était à ciel ouvert. Ce n'était pas un beau spectacle, quand ils emmenaient des corps frais, ça allait, mais la plupart étaient morts depuis 10/15 jours et ils étaient verts!"

-Mr Yves Delarue : "J’avais 17 ans en 1944. Deux jours après le débarquement, des officiers américains sont venus à la ferme pour demander des hommes pour enterrer les morts. Ils savaient depuis mars 44, qu’ils édifieraient un cimetière dans notre champ parce qu’il n’y avait pas de pierres. Des camions amenaient sans cesse des corps. Au début, j’étais chargé de fouiller les corps pour ramasser les objets personnels que je mettais dans un sac fermé avec une cordelette. On mettait les armes de côté et on gardait les cigarettes qui étaient partagées entre ceux qui creusaient les fosses. Au début, on les enterrait dans leur parachute ou dans des sacs spéciaux. Bien après, vers la fin, les cercueils sont arrivés et il a fallu déterrer ceux qu’on avait mis dans des sacs. C’était très dur moralement mais aussi physiquement car l’odeur était atroce. On passait des heures à se laver le soir pour essayer de l’enlever. A la longue, je me suis "habitué" à tripoter tous ces morts." 

Chaque corps fut examiné aux fins d’identifications plus précises que celles faites dans l’urgence dès premières heures. Ce travail commença mi-juillet 1944 pour se terminer fin novembre 1946.

Il fut décidé que 40% de l’emplacement requis serait occupé par les tombes allemandes et les 60% restants furent affectés aux Américains et ce, dans deux parcelles adjacentes. A partir de septembre 1947, le gouvernement américain commença et prit en charge le rapatriement des corps des soldats vers les Etats-Unis pour les familles qui le souhaitaient. Environ 70% des corps des tués pendant la bataille de Normandie, soit 34874,  furent rapatriés. Pour les autres, les familles étaient désireuses que leur soldat repose auprès de ses frères d’armes, là où il avait été tué. Ce fut le cas notamment pour Théodore Roosevelt, neveu du président des Etats-Unis, comme fut celui du général Patton au cimetière militaire américain de Hamm, au Luxembourg. Le nombre de soldats américains inhumés dans ce cimetière n°2 de La Cambe était de 4534, le nombre de soldats allemands était de 8574.

On était aussi moins pressé par la tâche et on commença aussi à donner un caractère plus humain et plus respectueux aux tombes : on mit une croix en bois avec l’identité du soldat au moyen des  Dog-tag  pour les Américains. A cette époque, aucune différence de confession n’était marquée. Chaque tombe de soldat allemand fut surmontée d’une croix en tôle d'aluminium peinte en noir, surlignée de blanc. Un exemplaire de cette croix a été visible pendant quelques temps dans le hall d’accueil de l’actuel cimetière allemand de La Cambe mais a été maintenant transférée au Mémorial de Caen.

Ce cimetière a été l’objet de beaucoup de controverses l’année qui a suivi la fin de son érection, après la Libération et à la fin de la guerre. En effet, beaucoup de personnes virent d’un mauvais œil que des soldats allemands, honnis des Français, soient enterrés à côtés des Vaillants Libérateurs aussi commença-t-on à rechercher un terrain susceptible d’accueillir les corps américains, les corps allemands restant sur place.

Un prisonnier allemand aide à transporter les corps, jetés pêle-mêle dans un G.M.C (NA/USA)

Un prisonnier allemand aide à transporter les corps, jetés pêle-mêle dans un G.M.C (NA/USA)

Des prisonniers allemands déchargent des corps d’un camion sous la garde de M.P noirs (NA/USA)

Des prisonniers allemands déchargent des corps d’un camion sous la garde de M.P noirs (NA/USA)

Encore une fois, ce ne fut pas sans polémiques: les municipalités, les propriétaires des terrains, les associations d’anciens combattants refusèrent que les soldats allemands responsables à leurs yeux, et souvent à juste titre, de tant de malheurs et de drames, reposent  sur le sol de leur commune, 5 ans d’occupation avaient largement suffit! Ce fut au point que les tombes allemandes sont pratiquement restées à l’abandon et ce, au moins jusqu’en 1958. A cette époque, le cimetière de La Cambe offrait aux éventuels visiteurs, un spectacle de désolation et ressemblait plus à un champ de friches qu’à un lieu de recueillement (Témoignage de Franz Gockel, vétéran allemande du WN62)

Aspect du cimetière allemand de La Cambe en 1958 (Col.privée Gockel)

Aspect du cimetière allemand de La Cambe en 1958 (Col.privée Gockel)

 En juin1958, le cimetière a été pris en charge par une association privée allemande, la Volksbund Deutscher Kriegsgräberfürsorge qui déposa un projet d’aménagement du site, prévu au début des années 1960, auprès des autorités françaises qui achetèrent le terrain au nom du Ministère des Anciens Combattants qui en est toujours le propriétaire. Ces précisions m’ont été apportées par le vétéran allemand du WN 62, Franz Gockel que j’avais rencontré lors d’une commémoration au cimetière de Colleville-sur-mer, en juin 2003.

Le 26 juin 1944, 1510 Américains, 48 Alliés et 606 Allemands avaient reçus une sépulture décente.

 

Les premiers corps sont transférés au cimetière n°2 de La Cambe. Il s'agit ici d'Américains (Linceuls blancs) (NA/USA)

Les premiers corps sont transférés au cimetière n°2 de La Cambe. Il s'agit ici d'Américains (Linceuls blancs) (NA/USA)

Des civils requis déchargent des cadavres allemands (semelles cloutées) à la fourche, preuve que le ressentiment, voire la cruauté, des civils envers le boche, est grand. Le jeune garçon, le plus près du camion a 16 ans et se nomme Yves Delarue. D'après son témoignage, la scène se passe le 12 juin 44 et il y avait une trentaine de cadavres dans le camion. Les cadavres recouverts le long de la haie sont américains (NA/USA)

Des civils requis déchargent des cadavres allemands (semelles cloutées) à la fourche, preuve que le ressentiment, voire la cruauté, des civils envers le boche, est grand. Le jeune garçon, le plus près du camion a 16 ans et se nomme Yves Delarue. D'après son témoignage, la scène se passe le 12 juin 44 et il y avait une trentaine de cadavres dans le camion. Les cadavres recouverts le long de la haie sont américains (NA/USA)

Les corps sont regroupés dans des champs à proximité du cimetière provisoire de La Cambe. Au fond, on aperçoit les prisonniers allemands creusant les fosses (NA/USA)
Les corps sont regroupés dans des champs à proximité du cimetière provisoire de La Cambe. Au fond, on aperçoit les prisonniers allemands creusant les fosses (NA/USA)

Les corps sont regroupés dans des champs à proximité du cimetière provisoire de La Cambe. Au fond, on aperçoit les prisonniers allemands creusant les fosses (NA/USA)

Vue du cimetière n°2 de La Cambe lors d'une cérémonie, le 14 juillet 1944 (NA /USA)

Vue du cimetière n°2 de La Cambe lors d'une cérémonie, le 14 juillet 1944 (NA /USA)

La sonnerie "TAPS" est sonnée lors de la cérémonie du 14 juillet 1944. (NA/USA)

La sonnerie "TAPS" est sonnée lors de la cérémonie du 14 juillet 1944. (NA/USA)

Des prisonniers allemands placent les piquets et les croix au cimetière provisoire de La Cambe, dans le secteur américain. Notez la surface déjà importante occupée par les tombes (NA/USA)

Des prisonniers allemands placent les piquets et les croix au cimetière provisoire de La Cambe, dans le secteur américain. Notez la surface déjà importante occupée par les tombes (NA/USA)

Vue du cimetière n°2 de La Cambe, côté américain, lors des cérémonies du 14 juillet 1944. Les piquets au pied des tombes ont disparus du côté américain (NA/USA)

Vue du cimetière n°2 de La Cambe, côté américain, lors des cérémonies du 14 juillet 1944. Les piquets au pied des tombes ont disparus du côté américain (NA/USA)

Des corps sont constamment amenés au cimetière de la Cambe. Ici, un détachement de prisonniers allemands rend les honneurs pendant que l'aumônier américain Francis L. Sampson du 501st PIR de la 101st  US Armored Brigade bénit les corps de paras tués (reconnaissables au fait qu'ils sont enveloppés dans leur parachute). (NA/USA)

Des corps sont constamment amenés au cimetière de la Cambe. Ici, un détachement de prisonniers allemands rend les honneurs pendant que l'aumônier américain Francis L. Sampson du 501st PIR de la 101st US Armored Brigade bénit les corps de paras tués (reconnaissables au fait qu'ils sont enveloppés dans leur parachute). (NA/USA)

Des femmes des WAC (Women Auxiliairy Corps) conductrices d'ambulance, se recueillent et fleurissent une tombe américaine au cimetière de La Cambe. (NA/USA)

Des femmes des WAC (Women Auxiliairy Corps) conductrices d'ambulance, se recueillent et fleurissent une tombe américaine au cimetière de La Cambe. (NA/USA)

Ces hommes se recueillent sur la tombe d'un de leur camarade. Ce sont, de gauche à droite, Mike Saymanski de Chicago, (Illinois), de V. Sablabach de Millisburg, (Ohio), d'Art Wahlen de Scranton, (Pennsylvanie), de Howard Millinbop de Pittsburg, Pennsylvanie. Ils sont tous de la 175th Infantry Regiment de la 29th US Infantry Division. A l’arrière plan, le cimetière côté allemand. (NA/USA)

Ces hommes se recueillent sur la tombe d'un de leur camarade. Ce sont, de gauche à droite, Mike Saymanski de Chicago, (Illinois), de V. Sablabach de Millisburg, (Ohio), d'Art Wahlen de Scranton, (Pennsylvanie), de Howard Millinbop de Pittsburg, Pennsylvanie. Ils sont tous de la 175th Infantry Regiment de la 29th US Infantry Division. A l’arrière plan, le cimetière côté allemand. (NA/USA)

Le Private Alfonton Ortega est occupé à peindre en blanc des croix de bois pour le cimetière N°2 (NA/USA)

Le Private Alfonton Ortega est occupé à peindre en blanc des croix de bois pour le cimetière N°2 (NA/USA)

Dimensions réglementaires des croix romaines, étoiles de David et piquets nominatifs provisoires. Celles-ci sont précises: Le piquet nominatif doit avoir 1 pouce d'épaisseur, 6 pouces de largeur au point le plus haut et 38 pouces de longueur. Les tombes des soldats allemands portaient la mention " ED" pour Enemy Dead et ne comportaient pas de distinctions de religions. (Ces tombes ne devaient en aucun cas être situées à moins de 2 m d'une tombe américaine). Le piquet nominatif était placé au pied de la tombe (NA/USA)
Dimensions réglementaires des croix romaines, étoiles de David et piquets nominatifs provisoires. Celles-ci sont précises: Le piquet nominatif doit avoir 1 pouce d'épaisseur, 6 pouces de largeur au point le plus haut et 38 pouces de longueur. Les tombes des soldats allemands portaient la mention " ED" pour Enemy Dead et ne comportaient pas de distinctions de religions. (Ces tombes ne devaient en aucun cas être situées à moins de 2 m d'une tombe américaine). Le piquet nominatif était placé au pied de la tombe (NA/USA)

Dimensions réglementaires des croix romaines, étoiles de David et piquets nominatifs provisoires. Celles-ci sont précises: Le piquet nominatif doit avoir 1 pouce d'épaisseur, 6 pouces de largeur au point le plus haut et 38 pouces de longueur. Les tombes des soldats allemands portaient la mention " ED" pour Enemy Dead et ne comportaient pas de distinctions de religions. (Ces tombes ne devaient en aucun cas être situées à moins de 2 m d'une tombe américaine). Le piquet nominatif était placé au pied de la tombe (NA/USA)

Le cimetière de La Cambe fin 1944. (Studio Morel, Isigny)

Le cimetière de La Cambe fin 1944. (Studio Morel, Isigny)

Plan d'implantation des tombes par les Américains au cimetière n°2 de La Cambe (NA/USA)

Plan d'implantation des tombes par les Américains au cimetière n°2 de La Cambe (NA/USA)

Vue aérienne du cimetière de La Cambe fin 1945. Le secteur américain est devant, le secteur allemand est au fond, (NA/USA)

Vue aérienne du cimetière de La Cambe fin 1945. Le secteur américain est devant, le secteur allemand est au fond, (NA/USA)

Panneau apposé par les Américain à l'entrée du cimetière de La Cambe (NA/USA)

Panneau apposé par les Américain à l'entrée du cimetière de La Cambe (NA/USA)

Concernant ce panneau, il semble qu’il soit installé avant le 20 juillet 1944. Cependant, entre le 17 et le 20 juillet, le Major général Charles Hunter Gerhardt ordonne que soit noté sur le panneau, en sus du texte originel suivant: "In command of this valiant Legion of the Blue and Gray is Lieutnant Colonel T. Terry (O-185851) INFANTRY, Who was killed in action 17 July 1944. Daté le 20 juillet. Le LTC William Terry commande le 1/175th Inf. est tué au début de l’attaque du 17 juillet vers 14h30/15 h sur St Lô, le long de la route Bayeux/St Lô à la cote 108. Au 20 juillet, il est l’officier le plus gradé enterré dans ce cimetière. Le 30 juillet, le Col Ollie W.Reed est le commandant du 175th Inf. Regt. Alors qu’il cherche à rejoindre les 1rst et 2nd Battalion du 175th il se trouve pris sous les tirs de l’artillerie allemande et est mortellement blessé dans le secteur du carrefour de Villebaudon. Enterré à La Cambe, il devient l’officier le plus gradé du cimetière. Sur le panneau est effacé le nom de Terry et celui de Reed est inscrit. Si on agrandit le cliché ci-dessus, on voit nettement les traces de peinture blanche qui ont servi à masquer après le mot  IS , le mot Lieutnant remplacé par des …., les inscriptions précédentes sous le nouveau nom  In command of this valiant Legion of the Blue and Gray is …….Colonel Ollie W.REED ……(O-7244) INFANTRY, who was killed in action on 30th July 1944.Ce qui est surprenant, c’est que la date du 20 juillet n’est pas été modifiée et il semble que la modification du panneau ait été réalisée début août 1944.

Le cimetière de La Cambe lors de son inauguration. (NA/USA)

Le cimetière de La Cambe lors de son inauguration. (NA/USA)

Vidéo montrant comment les corps étaient traités au cimetière de La Cambe

Les corps des soldats allemands retrouvés dans les villages sont mis en bière par des civils avant d'être transportés au cimetière provisoire de la Cambe. A noter que le cercueil ne servait que pour le transport. Les corps étaient sortis à leur arrivée à La Cambe pour que les cercueils soient réutilisés. (NA/USA)

Les corps des soldats allemands retrouvés dans les villages sont mis en bière par des civils avant d'être transportés au cimetière provisoire de la Cambe. A noter que le cercueil ne servait que pour le transport. Les corps étaient sortis à leur arrivée à La Cambe pour que les cercueils soient réutilisés. (NA/USA)

Capsule étanche  (NA/USA)  Pince à graver les Dogs-tag. (NA/USA)

Capsule étanche (NA/USA) Pince à graver les Dogs-tag. (NA/USA)

La capsule étanche contenant le "Report of Burial Certificate"(certificat d'inhumation) était placée dans la tombe provisoire, à faible profondeur (12" soit env. 30cm). Elle avait pour but d'empêcher la détérioration du document qu'elle contenait par l'humidité du sol. Elle contenait l'identité du corps ainsi que la date d'inhumation provisoire. Le Report of Burial Certificate était ensuite envoyé aux archives aux Etats–Unis après que la sépulture définitive ait eu lieu, de sorte qu'on était certain que, lorsque le document arrivait, le corps avait reçu une sépulture définitive et l'on savait où se trouvait la tombe. En même temps, on fixait une plaque métallique, réalisée au moyen d'une pince à gaufrer, sur le piquet de nom. Elle comportait 5 lignes d'inscriptions:

1e ligne: Le nom et le prénom

2e ligne: Le n° matricule

3e ligne: Le grade

4e ligne: date du décès et religion (C pour catholique et P pour protestant)

5e ligne: Lieu de la tombe: cimetière, section, rangée numéro.

 

 

 

 

 

 

 

Un exemplaire de "Report of Burial". Il concerne un GI's décédé des suites de blessures (GSW in back, gun shoot wound, blessure par balle) en Hollande en août 1945. Remarquez la précision des éléments notés: 160 francs français, 10 francs belges, 7 £ etc. Il est même précisé le lieu de sépulture définitif : 749514 Holland ainsi que les noms et matricules des tués situés à sa gauche et à sa droite. (NA/USA)

Un exemplaire de "Report of Burial". Il concerne un GI's décédé des suites de blessures (GSW in back, gun shoot wound, blessure par balle) en Hollande en août 1945. Remarquez la précision des éléments notés: 160 francs français, 10 francs belges, 7 £ etc. Il est même précisé le lieu de sépulture définitif : 749514 Holland ainsi que les noms et matricules des tués situés à sa gauche et à sa droite. (NA/USA)

Un "Burial pouch" destiné à la famille. Toutes les informations nécessaires y étaient mentionnées tel que l'état dans lequel le corps avait été trouvé, s'il y avait des membres manquants, à quelle bataille il avait été tué, la place de la tombe etc.(NA/USA)

Un "Burial pouch" destiné à la famille. Toutes les informations nécessaires y étaient mentionnées tel que l'état dans lequel le corps avait été trouvé, s'il y avait des membres manquants, à quelle bataille il avait été tué, la place de la tombe etc.(NA/USA)

Un homme des "Grave Registration" procède au relevé des effets personnels d'un soldat tué. Ces effets seront ensuite placés dans un sac appelé "Burial pouch" et envoyés à la famille du défunt (NA/USA)

Un homme des "Grave Registration" procède au relevé des effets personnels d'un soldat tué. Ces effets seront ensuite placés dans un sac appelé "Burial pouch" et envoyés à la famille du défunt (NA/USA)

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