05- Le Cimetière américain provisoire n°1

Publié le par Hubert DENYS

05- Le Cimetière américain provisoire n°1

CIMETIERE PROVISOIRE N° 1 DE VIERVILLE SUR MER

 

Ce cimetière fut implanté dans l’urgence, juste derrière la plage de Vierville-sur-mer, de l'autre côté de la route. Le travail commença le 7 juin. Il fut confié aux hommes de la 603rd Quartermaster Graves Registration Company et à ceux de la 606th Quartermaster Graves Registration Company. Ces hommes se rendirent vite compte de l’ampleur de la tâche immense qui leur incombait. Ils furent dans l’obligation de réquisitionner des prisonniers allemands pour les aider dans celle-ci qui fut très lente car les opérations à effectuer étaient nombreuses et fastidieuses:

1°) REGROUPER LES VICTIMES

Celles-ci étaient non seulement fort nombreuses mais aussi disséminées partout sur les plages, dans les dunes, les bunkers, là où la mort avait frappé. La nécessité première était de regrouper tous les corps à des endroits accessibles aux véhicules, en haut des plages, et ensuite de les acheminer vers le lieu de sépulture choisi.

Les premiers corps sont regroupés en haut des plages. (NA /USA)

Les premiers corps sont regroupés en haut des plages. (NA /USA)

Un des points de regroupement provisoire des corps. Appuyé au mur, un casque allemand sur un Mauser Kar 98k (NA /USA)

Un des points de regroupement provisoire des corps. Appuyé au mur, un casque allemand sur un Mauser Kar 98k (NA /USA)

Les corps sont relevés afin d'être transportés en haut de la plage. ( NA USA)

Les corps sont relevés afin d'être transportés en haut de la plage. ( NA USA)

Des infirmiers contrôlent la plaque d'identité d'une victime. (NA /USA)

Des infirmiers contrôlent la plaque d'identité d'une victime. (NA /USA)

Des soldats américains, aidés par un civil français, évacuent le corps de l’un des leurs (NA /USA)

Des soldats américains, aidés par un civil français, évacuent le corps de l’un des leurs (NA /USA)

Une longue colonne de prisonniers allemands transportant des corps vers le lieu de regroupement. (NA /USA)

Une longue colonne de prisonniers allemands transportant des corps vers le lieu de regroupement. (NA /USA)

2°) RELEVER LES IDENTITES :

Cette opération a pu être réalisée au moyen des plaques d’identité (Dog-tag) que portait en double exemplaire chaque soldat mais aussi grâce aux noms inscrits sur les uniformes ainsi qu’aux différents papiers d’identité et papiers personnels tels que courrier, photos etc. Il fallait ensuite inscrire ces identités sur des registres, mais aussi, geste important, pour prévenir dès que possible les familles du décès de leur soldat. Un exemplaire de la plaque était mis sur les tombes provisoires avant d'être recueillies, ultérieurement, pour les archives du ministère de la guerre. Elles permettront, entre autre, de déterminer le nombre de victimes des combats. L’autre exemplaire était insérée entre les mâchoires, coincée (dans la mesure du possible) par les dents de la victime, de façon à ce qu’elle fasse partie intégrante du corps afin qu’il soit possible de procéder à toute autre identification même lorsque le corps serait réduit à l’état de squelette.

Plaques d'identité (Dog tag) en vigueur en 1944: à gauche américaines, à droite allemande

Plaques d'identité (Dog tag) en vigueur en 1944: à gauche américaines, à droite allemande

3°) RECUPERER LES OBJETS PERSONNELS :

Les papiers divers, photographies, bracelets-montres, bijoux, argent etc., sont soigneusement récupérés sur les corps et répertoriés pour les remettre ultérieurement aux familles. Cela demandera un travail colossal de plusieurs années aux personnels chargés d’emballer, d’entreposer et de distribuer à chaque famille concernée, les biens de leur disparu. Certaines de ces familles les conserveront comme de véritables reliques ainsi la famille du lieutenant-colonel Isley conserve encore à l’heure actuelle le casque troué par un éclat d’obus qui a failli coûter la vie à son propriétaire. Pour beaucoup d'entre elles, ces biens sont les seuls liens qui les unissent encore à leur disparu  inhumé en terre lointaine.

 

Une équipe des Graves Registrations Company récupère des objets personnels sur un corps. (NA /USA)

Une équipe des Graves Registrations Company récupère des objets personnels sur un corps. (NA /USA)

Objets personnels récupérés sur un corps (NA /USA)

Objets personnels récupérés sur un corps (NA /USA)

Le sergeant P. Slusarezyk de la 603rd Graves Registration Company relève l’identité des corps au moyen des Dogs tags (Plaque d'identité) et fait l'inventaire des objets récupérés sur ceux-ci. (NA /USA)

Le sergeant P. Slusarezyk de la 603rd Graves Registration Company relève l’identité des corps au moyen des Dogs tags (Plaque d'identité) et fait l'inventaire des objets récupérés sur ceux-ci. (NA /USA)

4°) DEMILITARISER LES CORPS :

Il fut aussi nécessaire de débarrasser les corps des engins de combats tels que grenades, munitions, coutelas, baïonnettes, casques, ceinturons, cartouchières, guêtres, gourdes, pansements etc. que chaque militaire avait reçu en dotation de combat et ce, afin d’assurer un maximum de sécurité aux personnels chargés des inhumations. Par ailleurs, ces objets pouvaient toujours être utilisés et il aurait été coûteux et inutile de les enterrer avec leur porteur.

Les corps sont débarrassés des engins militaires susceptibles d’être dangereux pour les personnels chargés de leur sépulture. (NA /USA)

Les corps sont débarrassés des engins militaires susceptibles d’être dangereux pour les personnels chargés de leur sépulture. (NA /USA)

5°) NOTER L’IDENTITE DE CHAQUE VICTIME SUR SON LINCEUL :

Ce travail avait pour finalité de pouvoir avoir la certitude que le corps qui était dans le linceul correspondait bien avec l’identité du corps concerné sans avoir à ouvrir le linceul. De plus, cela permettait de s’assurer que le corps correspondrait bien à l’identité que l’on inscrirait sur la tombe ultérieurement. Cette inscription concernait  le nom, le grade et le matricule de la victime.

Cet homme inscrit l’identité d’une victime sur un linceul au moyen de peinture. A voir la pile de linceuls entassée devant lui, il n’est pas au bout de ses peines (NA /USA)

Cet homme inscrit l’identité d’une victime sur un linceul au moyen de peinture. A voir la pile de linceuls entassée devant lui, il n’est pas au bout de ses peines (NA /USA)

Le sergeant Melvin Clott, de la 603rd Graves Registration Service remplit une étiquette sur des sacs (burial pouch) contenants des effets personnels de soldats tués. Ces sacs seront expédiés aux Quartermaster, Army Effects Bureau, Kansas City Quartermaster Depot, Kansas City, Missouri en vue d'être rendus aux familles (NA /USA)

Le sergeant Melvin Clott, de la 603rd Graves Registration Service remplit une étiquette sur des sacs (burial pouch) contenants des effets personnels de soldats tués. Ces sacs seront expédiés aux Quartermaster, Army Effects Bureau, Kansas City Quartermaster Depot, Kansas City, Missouri en vue d'être rendus aux familles (NA /USA)

Cette femme trie les effets personnels contenus dans les burial pouch comme ceux de la photo précédente, aux Etats-Unis. Elle sépare les objets militaires réutilisables appartenant à l'armée des objets ayant appartenus aux victimes qui seront restitués aux familles. (NA /USA)

Cette femme trie les effets personnels contenus dans les burial pouch comme ceux de la photo précédente, aux Etats-Unis. Elle sépare les objets militaires réutilisables appartenant à l'armée des objets ayant appartenus aux victimes qui seront restitués aux familles. (NA /USA)

6°) METTRE LES CORPS DANS LES LINCEULS

Il avait été initialement prévu, lors de l’élaboration des plans du débarquement, que les corps des victimes ne seraient pas, dans un premier temps, mis en cercueil car le transport de ceux-ci, en provenance d’Angleterre, aurait nécessité des moyens importants en hommes et en matériels, moyens qui devaient être utilisés prioritairement à la poursuite de l’offensive. Avant de débarquer, chaque homme avait théoriquement reçu un  Body bag (littéralement : sac de corps) que les GI’s nommaient entre eux  "Cold meat bag", (sac à viande froide). Ces sacs étaient, en réalité, des housses à matelas. Théoriquement, car bon nombre de ces hommes avaient perdu leur barda ou s’en étaient débarrassé quand ils étaient tombés dans l’eau afin d’éviter la noyade et surnager, aussi les unités chargées des sépultures se sont vite trouvées devant un manque évident de Body bag. On en avait demandé à l’intendance mais il fallait laisser le temps que ceux-ci arrivent. Or, du temps, on n’en avait pas car l’état de certains corps, ou de ce qu’il en restait, était tel que la priorité des linceuls fut donnée aux plus atteints et aux morceaux de corps incomplets. D’autant plus que nous étions en juin et que la chaleur ambiante ne favorisait pas la conservation des chairs. Cela explique pourquoi un certain nombre de victimes furent inhumées à même le sable, le visage recouvert d’un linge, d'une bâche, d'une toile de tente ou d'une couverture, dans des fosses peu profondes hâtivement creusées parfois avec l’aide de bulldozers. Seuls les paras étaient enterrés dans leur parachute. On avait dit que, de toutes façons, puisque le cimetière était provisoire, on serait amené à relever les corps, et qu’il serait toujours temps à ce moment-là, de les mettre en linceuls voire en cercueils. L'urgence faisait que la priorité donnée était d'abord d'accorder aux soldats tombés, une sépulture décente sans que pour cela, leur intégrité ne soit bafouée. Par ailleurs, les Américains se sont aussi chargés d'inhumer leurs adversaires qui, eux n'avaient pas de Body bag et il a fallu leur en fournir. Les victimes allemandes ont été traitées sur le même pied d'égalité et avec le même respect que les victimes américaines par les services américains des  Graves Registration Company.

-Le 8 juin 457 Américains, 22 Alliés (pilotes RAF) et env. 80 Allemands avaient été inhumés

-Le 10 juin 775 Américains, 200 Allemands et 48 Alliés (pilotes RAF) avaient été inhumés

Beaucoup de corps n'ont pas reçu une sépulture dans les jours qui ont suivis le débarquement, en particulier ceux qui étaient dans des bunkers ou dans des lieus isolés. Dans le livre "En juin 44, j'avais ton âge", M. René Parey, habitant au village de La Cambe déclare:" – Je suis allé à Vierville sur mer le 18 juin, j'ai vu une pyramide de soldats allemands qui avaient été brûlés. Je suis allé sur la plage. Les morts n'avaient pas tous été ramassés, cela faisait 12 jours qu'ils étaient là alors ça sentait très fort. Des chevaux étaient en train de pourrir sur le bord des routes. Les soldats américains étaient recouverts d'une couverture, les allemands n'avaient rien. C'étaient en grande partie des Mongols".

Deux hommes de la 603rd Graves Registration Company relèvent un corps après l'avoir mis en linceul. (NA/USA)

Deux hommes de la 603rd Graves Registration Company relèvent un corps après l'avoir mis en linceul. (NA/USA)

La tâche des équipes chargées des sépultures est immense : des milliers de corps, tant Allemands qu'Américains, sont relevés. (NA /USA)

La tâche des équipes chargées des sépultures est immense : des milliers de corps, tant Allemands qu'Américains, sont relevés. (NA /USA)

NORMALISATION DES CIMETIERES ET DES TOMBES:

Même pour un cimetière provisoire, les dimensions de profondeur, de largeur, de longueur et d'espacement des tombes étaient normalisées. Les Quartermaster Graves Registrations se référaient à un manuel mis à leur disposition par l'Armée U.S. Les photos qui suivent sont tirées de ce manuel:

05- Le Cimetière américain provisoire n°1
05- Le Cimetière américain provisoire n°1

Traduction des annotations:

(1) Les tombes auront une profondeur minimum de 5 pieds (soit 1,5m, ce qui ne sera pas appliqué à Vierville)

(2) Tous les enterrements se feront en mettant les têtes dans le même sens

(3) L'identité du défunt sera placée à la tête de la tombe

(4) Les tombes seront numérotées consécutivement en partant du N°1 à droite et en suivant par la gauche (en se tenant au pied de la tombe et face à la tête), et ainsi de suite en suivant

(5) Quand le terrain ou d'autres raisons nécessiteront de creuser une tranchée pour les inhumations de masse, les restes humains seront enterrés de la même manière et à la même distance que celles portées sur le plan (fig. Sketch A)

(6) Dans le cas d'un sol léger ou sablonneux où les fouilles risquent de s'ébouler, il sera nécessaire de creuser la tranchée à une profondeur maximale de 4 pieds (1,20m) et ensuite creuser l'emplacement de chaque corps à 1 pied plus profond.

(7) Prendre soin d'aligner les tombes aussi bien latéralement que longitudinalement

(8) Sur tous les plans ou croquis, une flèche devra indiquer le Nord

(9) Tous les plans ou croquis devront être séparés et portés sur une feuille différente  pour chaque cimetière ou point d'inhumation.

A noter qu'il était spécifié que la dépouille d'un GI's ne devait en aucun cas être située à moins de deux mètres de celle d'un Allemand. (E.D = Enemy Dead)

Vu rapprochée montrant le détail  de la disposition des tombes. Ici à La Cambe. (NA /USA)

Vu rapprochée montrant le détail de la disposition des tombes. Ici à La Cambe. (NA /USA)

Le terrain qui va accueillir le cimetière de Vierville est préparé au moyen de bulldozers. (NA/USA)

Le terrain qui va accueillir le cimetière de Vierville est préparé au moyen de bulldozers. (NA/USA)

Devant  l’ampleur de la tâche, des prisonniers allemands sont appelés à l’aide pour ensevelir les victimes. Chaque petit poteau blanc, sur lequel sera fixée la plaque d’identité du défunt, correspond à une tombe. (NA /USA)

Devant l’ampleur de la tâche, des prisonniers allemands sont appelés à l’aide pour ensevelir les victimes. Chaque petit poteau blanc, sur lequel sera fixée la plaque d’identité du défunt, correspond à une tombe. (NA /USA)

Les premiers corps sont inhumés au cimetière provisoire n°1 de Vierville-sur-mer. Remarquez la faible profondeur des fosses, le cordeau servant à l'alignement ainsi que le bulldozer aidant à creuser les fosses au second plan. (NA /USA)

Les premiers corps sont inhumés au cimetière provisoire n°1 de Vierville-sur-mer. Remarquez la faible profondeur des fosses, le cordeau servant à l'alignement ainsi que le bulldozer aidant à creuser les fosses au second plan. (NA /USA)

Cette photo de mauvaise qualité donne un aperçu de l’étendue du cimetière n° 1  de Vierville-sur-mer. Un civil français se recueille sur une tombe.

Cette photo de mauvaise qualité donne un aperçu de l’étendue du cimetière n° 1 de Vierville-sur-mer. Un civil français se recueille sur une tombe.

Vue rapprochée d'une tombe américaine au cimetière provisoire n°1 de Vierville sur mer, montrant la façon dont les tombes étaient repérées au moyen des plaques d'identité

Vue rapprochée d'une tombe américaine au cimetière provisoire n°1 de Vierville sur mer, montrant la façon dont les tombes étaient repérées au moyen des plaques d'identité

Un homme met des corps dans les linceuls. Remarquez que le petit poteau blanc, sur lequel sera apposé la Dog-Tag, est déjà posé sur les corps identifiés, ici à La Cambe (NA /USA)

Un homme met des corps dans les linceuls. Remarquez que le petit poteau blanc, sur lequel sera apposé la Dog-Tag, est déjà posé sur les corps identifiés, ici à La Cambe (NA /USA)

Des corps allemands sont pris en charge par les Américains. Remarquez que l'obligation américaine  de ne pas photographier un corps dont le visage est reconnaissable ne s'applique aux Allemands   (NA/USA)

Des corps allemands sont pris en charge par les Américains. Remarquez que l'obligation américaine de ne pas photographier un corps dont le visage est reconnaissable ne s'applique aux Allemands (NA/USA)

Un panneau, posé par les Américains, marquait l’endroit où avait été implanté le cimetière n°1. Il a été remplacé depuis par un monument faisant office de stèle commémorative. (NA/USA)

Un panneau, posé par les Américains, marquait l’endroit où avait été implanté le cimetière n°1. Il a été remplacé depuis par un monument faisant office de stèle commémorative. (NA/USA)

Vue du cimetière N°1 de Vierville au bord de la route (NA /USA)

Vue du cimetière N°1 de Vierville au bord de la route (NA /USA)

Les premiers honneurs aux victimes sont rendus au cimetière provisoire de Vierville-sur-mer, au soir du 12 juin 1944. (CR BN / NA USA)

Les premiers honneurs aux victimes sont rendus au cimetière provisoire de Vierville-sur-mer, au soir du 12 juin 1944. (CR BN / NA USA)

Une messe en l’honneur des victimes est célébrée le soir du 12 juin 1944 au cimetière provisoire de Vierville-sur-mer. Chaque tombe est délimitée par un poteau en bois blanc. Il n’aura fallu que 6 jours pour que la majorité des victimes, Américaines Anglaises et Allemandes inhumées côte à côte, reçoivent une sépulture provisoire mais décente. (NA/USA)

Une messe en l’honneur des victimes est célébrée le soir du 12 juin 1944 au cimetière provisoire de Vierville-sur-mer. Chaque tombe est délimitée par un poteau en bois blanc. Il n’aura fallu que 6 jours pour que la majorité des victimes, Américaines Anglaises et Allemandes inhumées côte à côte, reçoivent une sépulture provisoire mais décente. (NA/USA)

Le cimetière provisoire N°1 de Vierville pris sous un autre plan. (NA /USA)

Le cimetière provisoire N°1 de Vierville pris sous un autre plan. (NA /USA)

Une cérémonie est célébrée au cimetière provisoire de Vierville en présence du maire du village et de civils. Remarquez la marque de neutralité (peinte sur le casque du capitaine au premier rang) qui est une ébauche des marques qui seront adoptées par la suite (NA/USA

Une cérémonie est célébrée au cimetière provisoire de Vierville en présence du maire du village et de civils. Remarquez la marque de neutralité (peinte sur le casque du capitaine au premier rang) qui est une ébauche des marques qui seront adoptées par la suite (NA/USA

Ce médecin légiste procède au relevé de la dentition d’un crâne en vue d’identification. (NA/USA)

Ce médecin légiste procède au relevé de la dentition d’un crâne en vue d’identification. (NA/USA)

Trousse d'autopsie de médecin légiste. (NA/USA)

Trousse d'autopsie de médecin légiste. (NA/USA)

Les effets personnels des victimes étaient envoyés à leur famille dans ces paquets postaux. (NA/USA)

Les effets personnels des victimes étaient envoyés à leur famille dans ces paquets postaux. (NA/USA)

05- Le Cimetière américain provisoire n°1

Ce poème, d’un auteur inconnu, est gravé sur la tombe du Private Thomas Merlin au Texas.

Celui-ci avait débarqué le 6 juin 1944 avec la compagnie C du 35th Régiment, 90th Division à Omaha Beach. Il y était revenu pour la 1e fois en 1987et il avait promis de revenir avec sa famille en 1989.

Une crise cardiaque l’a terrassé quelques mois avant de pouvoir tenir celle-ci

 

 

 

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Publié dans débarquement

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