03- LE LOURD BILAN D'OMAHA BEACH

Publié le par Hubert DENYS

Plan OVERLORD

Le plan initial prévoyait que le débarquement des troupes aurait lieu à 6h30 (heure américaine), juste à la fin de la marée montante. Ce débarquement devait être précédé très tôt dans la nuit, par un largage de parachutistes sur la presqu'ile du Cotentin. A l'aube, s'ensuivrait un bombardement massif, aérien et naval, des positions allemandes afin de neutraliser au maximum les obstacles des plages et d'écraser les défenseurs sous un tapis de bombes. Ce plan était désapprouvé par plusieurs officiers généraux dont faisait partie le général américain Leonard T. Gerow qui commandait le 5th US Army Corps. Ce général était partisan pour un débarquement de nuit à marée basse surtout sur des plages  où les pièges et obstacles de tout genre abondaient.  Il pensait, qu'ainsi partiellement protégés du feu ennemi par l'obscurité, les sapeurs du génie et les équipes de démolition de la Navy auraient le temps de dégager des passages pour que ceux-ci soient libres à marée basse. Le contre-amiral John L.Hall, responsable de la force d'assaut d'Omaha et plusieurs autres officiers abondaient dans le même sens. Eisenhower objecta qu'il ne souhaitait pas faire débarquer des troupes trop en avance par rapport aux autres plages alliées afin de ménager l'effet de surprise le plus longtemps possible et que, de toutes façons "la plus grande puissance de feu jamais rencontrée serait utilisée" pour écraser ces défenses. Le général Gerow ne fut pas convaincu par ces arguments et émis des doutes sur ce plan qui ne tenait pas assez compte des impondérables et des imprévus. La suite des événements devait lui donner raison.

Les erreurs de largage des parachutistes:

Les erreurs de navigation des pilotes, le plafond bas, le vent violent et le manque de visibilité a fait que les "pathfinders"(éclaireurs), qui devaient poser des balises pour aider aux largages des autres unités  parachutistes, n'ont pas été largués sur les zones prévues et ont allumés leurs balises à l'endroit où ils étaient ce qui fait que plus de 75% des parachutistes  ont été largués ailleurs que sur les Droping Zone (DZ) prévues. Certaines unités ont été larguées sur la Pointe du Hoc ou sur Omaha Beach soit à plus de 40km de leur point de chute prévu, d'autres ont été largués en mer, d'autres, comme le 505th regiment de la 82nd Airborne tombent en plein milieu des marécages inondés par les Allemands où ils se noient par dizaines. A Ste Mère Eglise, les parachutistes atterrissent en plein milieu du village où l'incendie d'une maison fait rage et se font abattre par les soldats allemands. La plupart des parachutistes sont éparpillés dans le sud-est de la presqu'ile du Cotentin et mettront plusieurs jours avant de se regrouper.

Cette série d'erreurs crée une complète désorganisation du dispositif et donnent lieu à des accrochages non prévus avec les troupes allemandes ce qui sera source de pertes considérables qui atteindront 50%. Dans la seule nuit du 5 au 6 juin, 2500 hommes des unités parachutistes ou aéroportées sont soit morts, blessés ou portés disparus. Néanmoins, malgré cet échec du aux largages, la plupart des missions allouées aux parachutistes des 82nd et 101st Airborne ont été exécutées et réussies grâce à l'esprit d'initiative et au professionnalisme des hommes.

Les parachutistes comptèrent parmi les premières victimes du débarquement. (NA /USA)

Les parachutistes comptèrent parmi les premières victimes du débarquement. (NA /USA)

Ce parachutiste de la 82nd Airborne s’est  noyé dans les marais inondés par les Allemands. (NA /USA)

Ce parachutiste de la 82nd Airborne s’est noyé dans les marais inondés par les Allemands. (NA /USA)

Ce parachutiste de la 82nd Airborne a été tué avant même d'avoir pu poser les pieds au sol et ce, malgré la Convention de Genève qui interdit de tirer sur un parachutiste tant qu'il est en l'air (NA /USA)

Ce parachutiste de la 82nd Airborne a été tué avant même d'avoir pu poser les pieds au sol et ce, malgré la Convention de Genève qui interdit de tirer sur un parachutiste tant qu'il est en l'air (NA /USA)

Bombardement aérien et tir naval

A 6h05, les 329 bombardiers Liberators et  B17 Flying Fortress  de la 8th US Air Force arrivent au-dessus des plages  et s'apprêtent à larguer 13000 bombes. Pour ne pas être pris pour cible par la FLAK, ils ne longent pas la côte mais arrivent par la mer ce qui implique que le bombardement des bunkers est plus difficile à réaliser. D'autant que le plafond est bas et que la Navy émet du brouillard artificiel. Arrivés sur leur objectif supposé, les pilotes se rendent compte qu'ils survolent les barges de la première vague d'assaut aussi prennent-ils la décision de retarder leur largage de 4 secondes. Si ce laps de temps parait insignifiant, pour un avion volant à 462km/h cela lui fait parcourir 512m faussant ainsi toutes les données: toutes les bombes tombent à l'intérieur des terres, là où il n'y a rien à détruire, mais laissent intactes les défenses telles que les bunkers, les champs de mine et les obstacles tout en donnant le temps aux Allemands de se préparer à l'assaut.

A 6h08, les bâtiments de la Navy prennent le relais et, sur ordre d'Eisenhower, les tirs ne durent que 40 mn. Pour  eux aussi, les tirs sont trop longs et tous les obus tombent à l'intérieur des terres. Dès lors, rien ne se déroula comme prévu et la situation devient catastrophique pour les GI's. De plus, la mer est agitée, le vent souffle fort et les courants  violents. Les barges chargées d'hommes et de matériels dérivent, ôtant ainsi aux pilotes la possibilité de se repérer et les obligent à faire débarquer les hommes plus à l'est où ce n'était pas prévu. Le vent fait monter la marée plus vite qu'initialement prévu et pousse les embarcations directement sur les obstacles allemands. Sur les 29 chars Sherman Dupleix Drive qui ont débarqués, 27 ont coulés

La première vague d'assaut:

A 6h25, les premiers éléments du génie arrivent, suivie par 8 compagnies d'infanterie soit 1450 hommes. Les Allemands restent silencieux et ne dévoilent leur position en ouvrant le feu qu'au moment où les hommes sortent des barges, les clouant sur place. Les pertes sont lourdes, les communications radios sont détruites à 80% réduisant ainsi les transmissions avec le commandement. Les Company E, F, G et A du 116th Regimental Combat Team, qui débarquent à Easy Red, et les Company L, I, E et F du 16th Regimental Combat Team sont décimées à 98%. Les GI's qui n'ont rien pour s'abriter, pas même un trou d'obus, restent à plat ventre dans l'eau où ils se feront faucher par les mitrailleuses. Le petit village de 449 habitants de Bedford, en Virginie voit 19 de ces jeunes hommes, soit 4,23% de sa population tués dans les premières minutes de l'assaut. Parmi eux, ils y a les trois frères Hoback.

Le sable s’est imbibé du sang de ce jeune soldat tué au pied d’une asperge de Rommel. Les fusils disposés en croix signifient :"corps non identifié. Le service des Graves Registration a procédé à l’identification de cet autre soldat et a accroché une fiche à sa main droite. (NA /USA)

Le sable s’est imbibé du sang de ce jeune soldat tué au pied d’une asperge de Rommel. Les fusils disposés en croix signifient :"corps non identifié. Le service des Graves Registration a procédé à l’identification de cet autre soldat et a accroché une fiche à sa main droite. (NA /USA)

Corps américains à Omaha. (NA/USA)

Corps américains à Omaha. (NA/USA)

Battle-dress d’un GI’s tué à Omaha. A voir l’état de ce vêtement on n’ose pas imaginer comment était son propriétaire (Exposé au musée OMAHA)

Battle-dress d’un GI’s tué à Omaha. A voir l’état de ce vêtement on n’ose pas imaginer comment était son propriétaire (Exposé au musée OMAHA)

Les 75 hommes de la Company A, 116th Regiment, 29th Division posant pour ces 2 photos viennent du même village américain de Bedford en Virginie. Trois hommes, figurants parmi les disparus, seront absents lorsque cette photo a été prise.19 d’entre eux, (marqués d'une croix) soit 4,23% de la population de ce village, vont mourir pendant les premières minutes de l’assaut devant Vierville-sur-mer.  Parmi eux, il y a 3 frères: Robert Hoback, le 8e du 3e rang en partant de la gauche, Raymond Hoback, le dernier à droite au 2e rang, et Bedford Hoback qui recevra un obus de 88 mm en pleine tête qui le pulvérisera (J.L Atlan)

Les 75 hommes de la Company A, 116th Regiment, 29th Division posant pour ces 2 photos viennent du même village américain de Bedford en Virginie. Trois hommes, figurants parmi les disparus, seront absents lorsque cette photo a été prise.19 d’entre eux, (marqués d'une croix) soit 4,23% de la population de ce village, vont mourir pendant les premières minutes de l’assaut devant Vierville-sur-mer. Parmi eux, il y a 3 frères: Robert Hoback, le 8e du 3e rang en partant de la gauche, Raymond Hoback, le dernier à droite au 2e rang, et Bedford Hoback qui recevra un obus de 88 mm en pleine tête qui le pulvérisera (J.L Atlan)

03- LE LOURD BILAN D'OMAHA BEACH
03- LE LOURD BILAN D'OMAHA BEACH
Cette horrible photo démontre à elle seule, la cruauté de la guerre. Par respect, le visage de cet homme a été masqué. Après la publication de cette photo, l’armée américaine interdira la publication de clichés de cadavre de ses soldats dont le visage serait visible, donc identifiable. (Paragraphe 50: "Any photography with recognizable face is formally prohibited") (Col Privée)

Cette horrible photo démontre à elle seule, la cruauté de la guerre. Par respect, le visage de cet homme a été masqué. Après la publication de cette photo, l’armée américaine interdira la publication de clichés de cadavre de ses soldats dont le visage serait visible, donc identifiable. (Paragraphe 50: "Any photography with recognizable face is formally prohibited") (Col Privée)

Seule, la C Company du 2nd Ranger Battalion réussit à prendre position au pied des falaises. Cette compagnie est chargée d'assurer la liaison avec 3 autres compagnies de Ranger's qui doivent escalader la Pointe du Hoc. Elle réussit à prendre les WN 72  et 73  en les attaquant à revers.

Devant l'énormité des pertes, le commandement américain envisage d'abandonner Omaha Beach pour continuer le débarquement sur Utah Beach où les défenses sont très légères mais cela rend critique la position alliée car la tête de pont américaine se trouverait alors éloignée de 60 km des plages britanniques

Le combat bascule et prend une autre tournure lorsque 3 navires de la Navy s'avancent près de la côte, au risque d'être touchés par les batteries côtières, et commencent à détruire un par un les bunkers allemands.

La deuxième vague d'assaut:

Elle arrive à 7h et amène des renforts de compagnie d'infanterie et de Ranger's. Parmi eux se trouve le brigadier général Cota, commandant adjoint de la 29th D.I.U.S qui débarque à Dog white. Les WN 70 et 68 sont pris par le 5th Rangers Battalion

La première percée vers Vierville sur mer a lieu vers 8h15. Le commandant du 16th Regimental Combat Team, le Colonel Taylor réussit à faire faire une trouée au moyen de fusées Bangalore et à faire prendre le WN64 et WN 62 en haranguant ses hommes. Ce serait lui qui aurait proféré la phrase devenue célèbre:" Sur cette plage il y a deux genres de soldats, ceux qui sont morts et ceux qui vont mourir! Alors bougeons-nous le cul et sortons de là!

A 9h, le WN60, débordé et à court de munition se rend.

A 10h, trois destroyers de la Navy s'approchent jusqu'à 1km de la côte et font des tirs de précisions sur les défenses. La voie d'accès E1 du Ruquet est ouverte permettant ainsi aux Américains de quitter les plages et de pénétrer dans les terres.

A 10h30, la mer est haute. Les 18th et 115th Regimental Combat Team débarquent.  L'appui de la Navy se révèle efficace et décisif. Tous les WN tombent sauf les WN 66 et 68 qui vont tenir jusqu'en fin d'après-midi. Le génie et les Seabees construisent une causeway permettant aux véhicules d'accéder à St Laurent sur mer.

Les Allemands effectuent quelques contre-attaques mais sont repoussés, leur artillerie commencent à faiblir mais les batteries de Cricqueville et de St Marcouf sont toujours actives.

Au soir du 6 juin, les Américains ont pénétrés de 3 km à l'intérieur des terres.

Facteurs qui ont fait qu'Omaha a failli être un échec:

-Parmi les 5 plages choisies pour le débarquement, Omaha Beach est celle qui a le relief le plus défavorable à une action amphibie.

- L'imprécision des tirs et bombardements de préparation a empêché la neutralisation des défenses. La Navy n'a pas été à la hauteur de ce que l'ont attendait d'elle. Seule, l'approche des 3 destroyers à partir de 10 h a débloqué la situation.

- Les conditions atmosphériques, l'état de la mer et la violence des courants plus forts que prévu ont désorganisé les prévisions

- La perte des 27 chars DD a cruellement fait défaut lors de la première vague. Ces chars ont été largués trop loin de la côte (5km) dans une eau trop profonde et trop agitée et ont été perdus corps et bien.

- Les Américains ignoraient la présence de la 352e Division Allemande à St Laurent. La résistance française a bien essayée de les informer mais la carence des moyens de transmissions radios refusés par les Anglais a été lourd de conséquences.

- L'insuffisance de préparation des GI's de la 29th ID pour qui le débarquement a été le baptême du feu a contribué à la lourdeur des pertes.

-Les hommes ont souffert du mal de mer pendant la traversée de la Manche et sont arrivés exténués sur les plages. De plus, ils étaient surchargés d'équipement et de matériel (40kg) qui les a envoyés au fond de l'eau où ils se sont noyés.

Points positifs:

- Les Ranger's, entrainés et aguerris, ont été très efficaces. Leurs percées et leurs prises à revers des positions adverses ont été très fructueuses et ont démontré le point faible des bunkers du mur de l'Atlantique

- Les Allemands n'ont pas eu de réactions d'envergure et n'ont pas pu faire face au potentiel américain en particulier aérien

LE CAS DE LA FAMILLE NILAND

L’histoire de cette famille américaine est celle dont s’est inspiré le metteur en scène Steven Spielberg pour réaliser son film: Save the private Ryan. Cette famille avait quatre garçons, l’aîné Edward avait 31 ans, son cadet Preston 29 ans, Robert 25 ans et le benjamin Fritz 24 ans. Ils se sont engagé tous les quatre dans l’armée pour la durée de la guerre, ce qui a fait sensations au pays au point que la presse a relaté cet évènement. Deux frères ont été envoyés en Europe et les deux autres, dans le Pacifique. Cette famille, comme la famille Hoback, a perdu trois de ses fils au champ d’honneur:

Robert a été tué à Omaha le 6 juin 1944.

Preston a été tué en Normandie, le 7 juin 1944

Edward a été tué en Birmanie par les Japonais.

Seul Fritz a été blessé, fait prisonnier par les Japonais, s’est évadé, a réussi à rejoindre une unité américaine et est rentré au pays, sur ordre de l’Etat-major. La famille a cru que leurs 4 fils étaient morts car on leur avait annoncé par télégramme que Fritz était porté disparu. Dès qu’elle a su qu’il était vivant, on a fait des recherches qui ont eu pour but de faire libérer le fils survivant, de le rapatrier et de l'exempter de toute incorporation.

Les quatre frères Niland

Les quatre frères Niland

Articles de presse relatant l’incorporation des fils Niland. L’article précise que la famille Niland est la seule qui a eu le privilège d’avoir 4 fils à l’armée  (Col privée Niland)

Articles de presse relatant l’incorporation des fils Niland. L’article précise que la famille Niland est la seule qui a eu le privilège d’avoir 4 fils à l’armée (Col privée Niland)

TRADUCTION DE L’ARTICLE DE PRESSE DE LA PAGE PRECEDENTE :

 

LES QUATRE GARCONS NILAND SONT INCORPORES

 

PREMIERE FAMILLE DE TONA À AVOIR SES QUATRE FILS A L’ARMEE

Le mois prochain, le 4e fils de M. et Mme Michael Niland, domicilié au 145 Elmwood Park, côté Ouest, recevra l’uniforme des forces armées des Etats-Unis pour y être incorporé dans le service actif. Il y a bon nombre de familles de Tonawanda qui ont donné 2 fils mais M. et Mme Niland sont les seuls parents à avoir le privilège d’avoir quatre fils dans les diverses branches que notre grande armée a mobilisé pour vaincre les pays de l’Axe.

L’aîné des frères Niland est le dernier à s’engager.

Edward Niland et Michael Wagenschuetz, fils de Mme Frederick Wagenschuetz, domiciliée au 287 rue Wheatfield, sont invités à la soirée d’adieu donnée au Eiks-club, mercredi prochain. Tous les deux sont membres de la North Tonawandas lodge et Wagenschuetz y est membre d’honneur.

Le sergent Bob Niland gagne la médaille de bonne conduite en Angleterre.

 Preston avait 29 ans, Robert  25 ans et Fritz 24 ans
 Preston avait 29 ans, Robert  25 ans et Fritz 24 ans

Preston avait 29 ans, Robert 25 ans et Fritz 24 ans

Preston et Robert Niland, en Angleterre, peu avant le débarquement. Ils mourront les 6 et le 7 juin en Normandie. (Col Privée Niland)
Preston et Robert Niland, en Angleterre, peu avant le débarquement. Ils mourront les 6 et le 7 juin en Normandie. (Col Privée Niland)

Preston et Robert Niland, en Angleterre, peu avant le débarquement. Ils mourront les 6 et le 7 juin en Normandie. (Col Privée Niland)

Télégramme de la Western Union annonçant la mort d'Edward Niland. (Col privée Niland)

Télégramme de la Western Union annonçant la mort d'Edward Niland. (Col privée Niland)

Article de presse relatant la mort de Preston et de Robert tué au combat (Killed in action) en France. Ils reposent tous les deux, l'un à côté de l'autre, au cimetière militaire américain de Colleville-sur-Mer. (Col privée Niland)

Article de presse relatant la mort de Preston et de Robert tué au combat (Killed in action) en France. Ils reposent tous les deux, l'un à côté de l'autre, au cimetière militaire américain de Colleville-sur-Mer. (Col privée Niland)

La tombe de Robert Niland au cimetière américain de Colleville sur mer. Son frère Preston repose à ses côtés.

La tombe de Robert Niland au cimetière américain de Colleville sur mer. Son frère Preston repose à ses côtés.

ECUSSONS DE MANCHE DES PRINCIPALES UNITES AMERICAINES AYANT DEBARQUE EN NORMANDIE :

La 29th Infantry Division, la 1rst Infantry Division (Big Red one),le 2nd Rangers Battalion et la 4th Infantry Division
La 29th Infantry Division, la 1rst Infantry Division (Big Red one),le 2nd Rangers Battalion et la 4th Infantry Division

La 29th Infantry Division, la 1rst Infantry Division (Big Red one),le 2nd Rangers Battalion et la 4th Infantry Division

SIGNIFICATION ET ORIGINE DES ECUSSONS:

La 29th Infantry Division : L’écusson gris/bleu est à l’origine, un symbole oriental, le Ying et le Yang. Il représente ici l’osmose entre l’Union et la Congrégation car cette division a été levée avec des soldats de la Garde Nationale des Etats de Virginie et du Maryland qui étaient opposés lors de la guerre de Sécession.

La Big Red One : L’origine de l’écusson de la 1rst Infantry Division  remonte à la Grande Guerre car elle a été la 1e division américaine à combattre en France en 1917. A cette époque, les Américains avaient à peu près le même uniforme que les Anglais aussi, pour se différencier de ceux-ci, ils confectionnèrent un écusson taillé à partir d’un calot allemand qui était kaki et rouge.

Le 2nd Rangers Battalion : Ces unités ont été fondées à l’instigation du général Marshall en mai 1942 à l’instar des commandos britanniques. Elles doivent leur nom aux Roger’s Rangers, maraudeurs irréguliers américains durant la guerre Franco-indienne au Québec. Le 2nd et le 5th  Battalion combattront en Normandie

L'Ivy Infantry Division (4th Infantry Division): Si le symbole de cette unité est représenté par 4 feuilles de lierre, il en doit l’origine à un jeu de mots difficilement traduisible en français. En effet, le mot lierre se dit Ivy (Prononcez i-vi) en anglais et c’est aussi la prononciation anglaise du chiffre romain IV.

Le 1er écusson de la Big Red One en 1917 (Col. Privée)

Le 1er écusson de la Big Red One en 1917 (Col. Privée)

L'ETAT DES PERTES AMERICAINES A OMAHA BEACH

Cet état a été réalisé à partir des données établies par J. Balkowski des Archives Américaines.

La plage d'Omaha Beach est celle qui a connu le plus lourd bilan du 06 juin 1944 avec un total de 30% de toutes les pertes enregistrées ce jour-là. Malgré l'énormité des chiffres énoncés, ce bilan doit malgré tout être relativisé car, à la surprise de l'Etat-major Allié, les pertes ne représentent que 7% des effectifs engagés dans la bataille le 6 juin, ce qui est considéré comme "acceptable" pour une opération de l'envergure du débarquement. Les armées tolèrent jusqu'à 9% de pertes, en particulier pour les troupes d'élites, lors des combats. Il est néanmoins à observer que plus de la moitié des pertes enregistrées le 6 juin concernent les 2 divisions d'infanterie alors que l'autre moitié est imputée à l'ensemble des autres unités engagées. 

1st INFANTRY DIVISION US: (Big Red One)

Cette unité a subit le plus lourd tribut lors des deux premières vagues d'assaut. C'est le 16th Regimental Combat Team   qui a eu les plus grosses pertes  avec près de 98% de son effectif décimé lors de la première vague.

 

03- LE LOURD BILAN D'OMAHA BEACH

29th INFANTRY DIVISION

Les pertes subies par cette division sont du même ordre que pour la Big Red One. Le plus lourd tribut a été supporté par le 116th Regimental Combat Team avec 80% de son effectif décimé le 6 juin 1944

03- LE LOURD BILAN D'OMAHA BEACH

1st US ARMY et 5th US CORPS

Ces troupes du Génie chargées de déminer et de dégager les plages de leurs obstacles étaient très vulnérables car elles ne pouvaient ni se défendre ni s'abriter et étaient constamment  exposées aux tirs ennemis. A elles seules, elles représentent 60% des pertes subies de leurs unités.

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US NAVY:

Les pertes subies par ces unités représentent 11% de l'effectif total engagé

03- LE LOURD BILAN D'OMAHA BEACH

US AIR FORCE:

En regard des milliers de missions effectuées le 06 juin, les pertes sont très minimes mais les chiffres donnés ne tiennent pas compte des pertes relatives aux unités de transport des parachutistes car celles-ci restent encore indisponibles.

 

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LES PERTES EN VIES HUMAINES DURANT LA BATAILLE DE NORMANDIE

 

PERTES AMERICAINES :

Les Américains ont débarqué environ 2 millions d’hommes durant la bataille de Normandie.

Le 6 juin, ont pris pied sur le sol français :

-La 4th Division US : 23 250 hommes à Utah Beach

-Les 82nd et 101rst Airborne : 15 500 hommes à Utah Beach

-Les 29th et 1rst Division US (La Big Red One) 34 250 hommes à Omaha Beach.

On n’a jamais pu chiffrer le bilan exact des morts américains en Normandie mais on l’estime globalement à 52 000 hommes, ce qui reste relativement peu comparativement aux pertes allemandes, mais ce qui reste un chiffre astronomique. Sans vouloir "minimiser" le sacrifice des autres nations alliées ayant participées à la campagne de Normandie, ce sont les Américains qui ont payés le plus lourd tribut à la reconquête de la France. La plage alliée qui a occasionnée le moins de victimes est celle d’Utah Beach qui a eu "seulement" 194 morts.

PERTES ALLEMANDES :

Sur le sol de la seule Normandie, il a été dénombré à l’heure actuelle 77 936 morts Allemands mais ce nombre augmente chaque année car on découvre encore des corps de soldats qui ont été tués de façons parfois sommaires en des lieux inconnus de tous. Certains anciens membres de la Résistance révèlent parfois des tombes cachées. On évalue à 140 000 le nombre de blessés allemands et à 210 000 hommes, le nombre des prisonniers de guerre durant la campagne de Normandie mais ce ne sont là que des estimations.

 

FOR THEIR MEMORY

03- LE LOURD BILAN D'OMAHA BEACH

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Publié dans débarquement

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